AUSCHWITZ - BIRKENAU


A l’invitation de Jean-Luc MEDINA, Président du CRIF de Grenoble – Isère et de Madame Asa SADOUN, Présidente de l’A.C.J.G – RACHI et de la communauté juive de Grenoble, j’ai assisté ce jeudi 24 janvier 2008 à la cérémonie religieuse commémorant le 63ème anniversaire d’Auschwitz – Birkenau à la synagogue.
J’ai été sensible à l’évocation de la mémoire et je m’interroge au regard d’une interprétation trop facile du mot « libération »…
Car, comment peut-on se libérer de cette tâche dans l’histoire des Hommes ?
Il faut être attentif au fait que la mémoire des individus, notre mémoire, comme la mémoire collective, a une propension à se censurer, à se soulager des fardeaux qui la composent et l’encombrent. Le temps, dit-on, efface tout. Il faut lutter contre cette tentation là. Ne pas oublier.
Face à AUSCHWITZ, il ne nous est plus permis de vivre, de regarder, de parler comme avant. Il est urgent de rappeler que l’horreur d’AUSCHWITZ est si grande qu’elle affecte définitivement le conformisme et les célébrations qui s’y rattachent. Célébrer cet évènement, c’est tenter de faire écho à l’appel des disparus laissé sans réponse. C’est une manière de ne pas laisser seuls, ceux qui ont été si seuls. C’est notre moindre devoir. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai tenu à être présent.

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Henri BAILE maire de saint-ismier