Discours d'Henri BAILE aux militants UMP

Je tiens à nouveau à remercier tous ceux qui ont soutenu ma candidature à la candidature comme tête de liste pour les élections municipales à Grenoble en mars 2008.

Vous avez été très nombreux à prendre le temps de faire cette démarche écrite. Malgré cela, je n’ai pas été retenu par les « instances parisiennes » et la Commission Nationale d’Investiture de l’U.M.P. Je le regrette. Cependant, toute amertume bue, je considère qu’il est de mon devoir de continuer à regarder devant et rester parmi tous mes amis de l’U.M.P pour livrer avec eux la bataille municipale prochaine.

En conscience, j’ai donc accepté de répondre à l’appel de Fabien DE SANS NICOLAS, de lui apporter mon énergie, mon expérience et le fruit des travaux des 10 commissions du Forum Citoyen pour l’Alternance que j’anime depuis mai 2006 :
1. Parce que je ne veux pas déchirer notre mouvement en opposant « la démocratie locale » aux « décideurs parisiens »,
2. Parce que je veux que collectivement nous sortions de la culture de l’échec et des affrontements stériles,
3. Parce qu’on ne gagne jamais dans la médiocrité des querelles
4. Parce qu’on ne gagne jamais lorsque l’on est divisé.

Nicolas SARKOZY, dans sa campagne présidentielle, à ce titre, nous a fait une très belle démonstration d’ouverture et de rassemblement. Nous devons savoir nous en inspirer ici, à Grenoble, particulièrement pour le scrutin municipal de mars 2008. Construire « une équipe pour gérer une ville » ce n’est pas consolider un clan, ou rejeter les autres, c’est se mettre à l’écoute de chacun pour servir l’intérêt de tous, avec humilité.

Les Grenoblois qui attendent un changement ne doivent pas être pris en otage de querelles de personnes ou d’ambition personnelle. Bien entendu, mon ralliement ne vaut que dans une vision partagée de l’Equipe et des idées afin que nous trouvions un accord pour écrire le Projet pour Grenoble. Dans cette hypothèse, ensemble, nous mettrons tout en œuvre pour que les dossiers qui concernent le quotidien et l’avenir de notre ville soient portés au débat municipal et que Michel DESTOT s’explique sur son bilan et celui de sa « gauche plurielle ».

Car nous ne pouvons pas laisser Michel DESTOT nous tromper plus longtemps :

  • Il a laissé déraper les coûts de tous les chantiers, particulièrement celui de la maison de la culture et du stade ;
  • Il a négligé le besoin d’harmonie en espaces verts de la ville en détruisant le parc Paul Mistral et des arbres centenaires ;
  • Il a traité par le mépris les commerçants du centre ville en supprimant les parkings de proximité ;
  • Il a abandonné nos rues à l’insécurité, aux tags et aux papiers gras ;
  • Il a laissé partir à Chambéry la gare T.G.V dont nous avons besoin pour désenclaver Grenoble
  • Il réapparaît aujourd’hui alors qu’il nous a abandonnés pendant 12 ans en cumulant la Présidence du GART, la présidence de l’association des maires des grandes villes de France et la fonction de Député. Nous méritons un Maire présent à plein temps à Grenoble, sans cumul de mandats ;
  • Après 12 ans d’immobilisme, il plante des arbres, sème des fleurs et nous promet des grands travaux d’urbanisme pour 2010…

Nous devons demander à Michel DESTOT comment il entend faire, alors qu’il est presque minoritaire au sein de son conseil municipal et qu’il le sera encore demain s’il fait alliance avec ses amis Verts Ecologistes pour porter les grands dossiers nécessaires à l’avenir de Grenoble et sur lesquels ils sont en désaccord :

  • Le dossier du tunnel sous la Bastille pour lequel il a fait perdre 12 ans aux entreprises et aux Grenoblois ;
  • Le dossier d’aménagement du Polygone scientifique dont on nous présente une maquette de rêve sans un sou en poche
  • Le dossier des jeux olympiques dans une ville isolée du monde sans liaison autoroutières, sans T.G.V ;
  • Le dossier de l’urbanisme, en construisant des tours, en densifiant la ville alors que les Grenoblois veulent de l’air et des arbres, et qu’il est en conflit permanent avec Pierre KERMEN, son adjoint à l’urbanisme.

Nous ne pouvons pas le laisser nous tromper plus longtemps avec sa fausse majorité et sa politique de communication intensive qui s’assimile plus à de la propagande que de l’information.

Pour les élections municipales de 2008, nous avons un devoir :
Dépasser le manque d’imagination, rompre avec l’immobilisme et fendre la carapace de nos égoïsmes. Car, on ne gagne pas la bataille des idées en évoquant simplement « une autre ville possible » mais en luttant pour écrire la réalité d’une manière nouvelle, dans l’action.

Nous devons renouer avec ce temps où Grenoble pouvait regarder droit dans les yeux la Suisse pour sa propreté, Bruxelles pour sa dimension internationale, Barcelone pour sa vie et son âme, sa jeunesse et son dynamisme.

Grenoble doit redevenir un exemple en France, une ville partenaire à l’international mais aussi et surtout compétitive devant Toulouse, Bordeaux, Montpellier ou Strasbourg.

Grenoble doit redevenir le passage obligé des Présidents de la République, des Ministres, la ville incontournable des génies de demain, le rendez-vous obligé des stratèges du futur, la tribune nécessaire des innovateurs.

L’intelligence collective impose maintenant de dessiner le cadre de l’action, d’anticiper, de dépasser les inquiétudes engendrées par l’incertitude, l’immobilisme et la démagogie.

C’est dans cet état d’esprit que je souhaite rallier la liste de Fabien DE SANS NICOLAS, riche de tous les travaux du Forum Citoyen pour l’Alternance, en apportant nos réflexions sur :

  • Le droit à un urbanisme humanisé ou la reconnaissance d’un véritable droit au logement;
  • Le contrat municipal étudiant ;
  • L’engagement de la ville au respect des mesures du protocole de Kyoto et d’une charte verte ;
  • La mise en place du droit local à pétition électronique pour un territoire toujours à l’écoute des citoyens ;
  • Le financement de maisons d’accueil pour personnes âgées dépendantes au sein de la ville ;
  • La Création d’un observatoire des sports, un vrai marathon à Grenoble, l’écoute des clubs sportifs ou de leurs Présidents ;
  • L’obligation de référendum pour tout projet d’ampleur, absent du programme de l’élection municipale ;
  • La mise en place d’une maison de la famille ;
  • Une plus grande écoute du monde culturel et associatif.

Autant d’axes de réflexions qui nous ont été dictés par le travail des Ateliers du Forum Citoyen pour l’Alternance, ses 250 Présidents, experts ou professionnels rencontrés, ses centaines d’heures de débat, ses 120 propositions. Voilà pourquoi j’accepte de participer à une liste d’union au côté de Fabien DE SANS NICOLAS et tous ceux qui dissidents hier, seront colistiers demain…

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