Doubles discours et feux-follets

Les candidats locaux du P.S ont démontré qu’ils appartiennent à un famille de pensée qui s’accommode facilement de la langue de bois et du double discours en dénonçant « l’Etat UMP » et en oubliant que sur 22 régions, 21 sont à gauche, que la majorité des départements français est à gauche et que dans l’agglomération, la Ville, la Métro et le Conseil Général le sont aussi… L’agglomération l’est un peu plus aujourd’hui… mais, après le résultat du second tour des élections législatives s’ouvre le temps des élections locales.
Dans cette campagne, à Grenoble, nous avons été privés de tout débat, de toute confrontation, de projets. Nous avons été, par contre, abreuvés de rumeurs, d’insinuations, d’amalgames ou d’allusions. Ce n’est pas ça le combat politique, ce n’est pas ça la démocratie. La rage de vaincre ne peut justifier ou autoriser tous les comportements. Quitte à demeurer naïf, je veux croire que militer pour des idées et des projets, c’est les porter au grand jour, droit dans les yeux, face à face, à la tribune, pas dans le caniveau, entre chien et loup pour ne pas être reconnu.
Si la fin de l’élection législative peut laisser espérer que va se clore le temps des rumeurs, il semble ouvrir celui des feux-follets ? Alors que devrait s’ouvrir le temps des bilans, le temps de l’union, de la tolérance, du respect de chacun, de l’intérêt général et le temps des projets.

Autres Billets d'humeur

Henri BAILE maire de saint-ismier