Élections européennes

Du 4 au 7 juin, 375 millions d’électeurs européens vont renouveler leur parlement. Une institution méconnue dont les pouvoirs s’accroissent au fil des traités. C’est pour la rendre plus familière aux adhérents de la première circonscription que j’ai organisé le samedi 25 avril, avec l’aide éclairée de Martine DELETRAZ, Maître de Conférences en Droit Pharmaceutique, Geneviève PROSCHE, Maître de Conférences à Sciences Politiques Grenoble, Déléguée UMP de la 2ème circonscription de l’Isère, et Flavie SOROLLA SORRIBES, Responsable Départementale des Jeunes UMP, une conférence très interactive sur les institutions européennes.

Le scrutin du 7 juin prochain est en effet très important et nous devons nous mobiliser fortement pour soutenir la liste UMP conduite par Françoise GROSSETETE qui fait un travail énorme en qualité de député sortant !

Si l’UMP peut compter sur l’extrême gauche pour affaiblir le PS, elle doit compter avec deux handicaps :
L’influence grandissante du MODEM et le possible retour en force du courant Villiériste….
Pour François BAYROU, qui ne pense qu’au match retour de la présidentielle avec force démagogie les élections européennes sont l’occasion rêvée de s’enraciner un peu plus dans la fonction tribunicienne ou il s’épanouit.
Et, pour Philippe DE VILLIERS, avec le même sens de la démagogie, le moyen de démontrer que, face à la crise et aux délocalisations d’entreprises, son message sur la nécessité « équitable » est plus que jamais d’actualité…

Face à ces attitudes politiciennes l’exercice de sensibilisation de chacun de nos amis, autour de nous, ne me paraît pas inutile, car qui connaît vraiment la vie quotidienne du parlement européen ? C’est peu dire, pourtant qu’en matière économique, l’Europe concentre désormais l’essentiel des leviers de décision.
Et partant, le parlement de Strasbourg.

La campagne pour les élections s’ouvre à un moment clé pour l’histoire de l’Union. L’Europe est, en effet, frappée de plein fouet par la plus violente crise économique depuis la déflation des années 30, tout en éprouvant les risques du XXIe siècle : regain de l’impérialisme Russe adossé à l’arme énergétique qui repose sur 25% de l’approvisionnement gazier du continent – terrorisme, prolifération des armes de destruction massive, crise sanitaire, menaces pour l’environnement et réchauffement climatique.

La crise actuelle et ses dangers doivent nous amener à repenser l’Europe, à lui donner un contenu politique comme a su le faire Nicolas SARKOZY, lorsqu’il était Président de l’Union Européenne, l’Europe avait un visage et une voix : nous avons pu aussi peser sur les questions internationales importantes, au moment de la crise géorgienne et de la crise financière ou des négociations internationales pour lutter contre le changement climatique.

Or le contraste est terrifiant, dans ce début de campagne, entre la gravité des enjeux et la démagogie dont fait preuve le MODEM, la schizophrénie qui habite un parti socialiste qui fait campagne contre BARROSO, alors même que les socialistes européens l’ont soutenu et ont voté son investiture… sans parler des alliances de circonstance entre BOVÉ et COHN-BENDIT dans le grand Sud-Ouest…

Les élections européennes ne sont pas un référendum pour ou contre Nicolas SARKOZY comme essaient de vous faire croire certains. Economiquement, l’Europe est partout alors que politiquement elle n’est nulle part. Le débat sur l’Europe doit porter sur les choix stratégiques qui détermineront sa capacité à figurer aux côtés des Etats-Unis et de la Chine parmi les acteurs majeurs du XXIe siècle.

C’est la raison pour laquelle nous devons nous mobiliser derrière Françoise GROSSETETE dans le grand Sud-Est et être nombreux autour d’elle le 15 mai 2009 à Sassenage au Théâtre en Rond à partir de 19 heures !

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