Le Marchand de Sable

Il faut garder en mémoire la photographie du Dauphiné Libéré du lundi 26 juin 1995 sur laquelle Raymond AVRILLER et Michel DESTOT, en compagnie de Jean-Philippe MOTTE trinquent sur le perron de l’hôtel de ville à l’issue du premier conseil municipal pour « arroser » leur victoire aux élections du 18 juin… les arrangements ont été faits entre les deux tours, on ne parle plus des grands projets et de l’avenir de Grenoble… on est dans une solidarité sans faille de la nouvelle majorité qui a accordé toutes ses voix à Michel DESTOT et aux 17 adjoints. On ne parle plus du tunnel, de la circulation et du stationnement… Dormez tranquilles Grenoblois, le marchand de sable est passé ! Tout va « pour le mieux dans le meilleur des mondes »… « possible » rajoutait VOLTAIRE…

Depuis 1995, de double discours en double discours les problèmes de circulation et de stationnement n’ont fait qu’empirer à Grenoble et dans l’agglomération gérée à tous ses échelons politiques par la « gauche plurielle »…

Au cours de la séance du Conseil Municipal de ce lundi 23 avril 2007, loin des arrangements de 1995, une fois encore la majorité municipale de Michel DESTOT a témoigné au grand jour de ses multiples divisions. Cette fois-ci c’est à l’occasion du compte administratif 2006 que les divergences ont été mises en lumière. C’est plus précisément sur le compte administratif du budget annexe du stationnement que, pour la première fois depuis 1995, le Conseil Municipal a rejeté une délibération. C’est ainsi la politique de stationnement de Michel DESTOT qui s’est trouvée contestée à la fois par les écologistes de l’ADES, le PC et les 14 élus de l’opposition. Incidents, apostrophes, suspensions de séance se sont succédés jusqu’à ce que le Maire, en panne de majorité, retranché dans son bureau, n’intervienne pour remettre les élus communistes dans le droit chemin et ordonne, fait exceptionnel, un nouveau vote. C’est alors que les élus communistes après avoir voté contre une heure auparavant ont miraculeusement décidé, sur le même texte à la virgule près, de s’abstenir…

Curieuse conception de la démocratie…

Au vu de cet évènement, le champagne de 1995 masquait bel et bien un fragile arrangement politicien au détriment de l’intérêt général surtout lorsque l’on observe les dérapages financiers des grands chantiers, la propreté de la ville souillée par les tags et les problèmes de circulation ou de stationnement… Réveillez-vous Grenoblois, le marchand de sable risque de revenir…

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