Mauvaises questions, bonne réponse...

Ce mardi 28 août « Alpes Congrès » était beaucoup trop grand pour recevoir la petite centaine de « citoyens » ou représentants d’associations en réunion publique à propos de la Rocade Nord. Il faut dire que l’annonce de cette réunion a été plus que confidentielle. Chaque intervenant au nom de son association aura eu droit entre 6 à 8 minutes de prise de parole ainsi que les représentants des 4 villes directement concernées : Meylan, Saint-Martin-le-Vinoux, Grenoble et la Tronche. La ville de Meylan était représentée par Jean-Claude PEYRIN qui maîtrise parfaitement le dossier car il a travaillé celui-ci en profondeur avec Alain BONNET dans le cadre du Forum Citoyen pour l’Alternance et la commission déplacements dans l’agglomération que j’avais mise en place en mai 2006. Il a résumé d’une façon très claire la situation « Une Rocade, Oui, la Rocade du Conseil Général, Non ! ».

Il faut dire que cette soirée était un peu particulière à entendre cet étonnant défilé d’associations et les réponses de Marc BAIETTO, Premier vice-présidenteent du Conseil Général de l’Isère…

En ce qui concerne les résultats de la concertation, 169 880 réponses reçues pour 491 986 questionnaires envoyés, la majorité des associations présentes a estimé que les gens n’ont pas eu toute l’information, qu’il n’y a pas eu de débat contradictoire malgré les 9 réunions publiques. Le grief le plus lourd étant probablement que la question n°3 de la concertation oubliait d’indiquer que la Rocade pourrait être à péage ! et que les questions étaient soit indigentes, soit formulées de façon tendancieuse..C’est en 2001 que j’avais pris l’initiative avec un groupe d’amis de créer GAAP (Grenoble Avenir Action Projet) pour demander à Michel DESTOT, réélu à la tête d’un Exécutif gauche plurielle d’organiser un référendum au sujet du projet de Rocade Nord dont il parlait depuis 1995… tout en se gardant bien de porter ce dossier…

Aujourd’hui, force est d’observer que rien ne justifiait le déroulement précipité à la veille de l’élection municipale et cantonale, en plein été 2007, de cette pseudo consultation. Seul un référendum totalement transparent dans son organisation et son résultat pourrait permettre de se prononcer en toute connaissance de cause. L’absence d’alternative au tracé qui pénalise fortement certaines communes démontre le mépris dans lequel les citoyens sont tenus. La débauche de propagande par des moyens financiers considérables ne peut cacher la réalité : l’agglomération Grenobloise connaît un retard considérable en matière de liaisons et de contournement et les élus actuels veulent faire croire qu’ils vont sortir l’agglomération de l’asphyxie et de la pollution au plus tôt en 2014 ! Alors qu’ils ont eu 12 ans pour le faire depuis leur réélection en juin 1995…

Le représentant de la FRAPNA qui a pris la parole avait peut-être raison en disant que cette concertation était univoque, trompeuse, manipulatrice, mal organisée et qu’elle était un renoncement politique face à l’urgence climatique et de santé publique ?

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Henri BAILE maire de saint-ismier