lundi 20 mars 2006

Vous avez dit concertation ?

Pour tous les « dossiers » grenoblois ouverts ces derniers temps, que ce soit dans le domaine de l’urbanisme ou du socio culturel, le mot concertation n’a jamais été aussi souvent bafoué…

Pourtant, en 2002, Lionel JOSPIN étant Premier Ministre, les députés socialistes ont adopté la loi « démocratie de Proximité » dont le chapitre III du titre 1er – article 1 – s’intitule « participation des habitants à la vie locale ». Le député-maire de Grenoble, Michel DESTOT, devait être absent ce jour-là… ? C’est l’interrogation qui subsiste à voir la manière dont il écoute les habitants…

Le Grand Stade d’Agglomération
Passionnés de foot ou pas, supporters du GF 38 ou pas, la majorité des Grenoblois est contre l’ emplacement choisi au cœur du Parc Paul Mistral. Sa construction ampute le poumon vert et réduit l’espace de loisirs des familles du centre ville. Les riverains, l’association SOS Parc Paul Mistral, l’association SOS



Grenoble, certains élus de sa propre majorité plurielle ... Tout le monde manifeste dans la rue, au Tribunal Administratif… Peu importe, Michel DESTOT est sourd. Il passe en force ! Vous avez dit concertation ?

Le Terrain d’aventure Teisseire
Ce terrain d’aventure est unique en France. Il représente près d’un hectare avec de nombreux arbres. C’est un espace public, un lieu d’échange et de partage pour les enfants et les familles. La ville de Grenoble et la Métro décident de le transformer en cours de tennis… Un collectif se crée pour préserver et défendre ce lieu. Il est composé de plusieurs associations : Amicale Pétanque de Teisseire, Aube, Fraternité, Maison de l’Enfance Teisseire, les Pères de Teisseire, Teisseire Football Club, les Trois Rues, Union de Quartier Teisseire. Peu importe, Michel DESTOT et ses adjoints sont sourds, « il a été décidé »… Les habitants sont mis devant le fait accompli. Vous avez dit concertation ?

La MJC Capuche
Le Président de l’Association de gestion, soucieux de l’éducation des enfants du quartier, s’est engagé, avec l’équipe de professionnels, sans réserve dans les Contrats Temps libre proposés par la ville. Il a cru au discours sur le « Développement Culturel Solidaire » de la « gauche plurielle »,au partenariat. Mais, sa Subvention Annuelle de Fonctionnement n’a pas évoluée ni en 2004 … ni en 2005… contraignant l’équipement à supporter seul le poids financier de sa fréquentation et de ses activités en très forte hausse … Résultat : une offre éducative accrue mais des finances dans le rouge !Le Président inquiet en appelle à Michel DESTOT et au dialogue, car la Subvention Annuelle de Fonctionnement représente 65 % des ressources financières de la structure…Réponse cinglante en forme de «querelle de chiffres» et de renvoi à l’adjoint… Vous avez dit concertation ? A suivre …

Vous avez dit concertation a Grenoble ?
Lettre 15 - Henri BAILE Grenoble

jeudi 2 mars 2006

Grenoble, capitale des Alpes françaises

Venu inaugurer les nouveaux locaux de Réseau Ferré de France, Dominique PERBEN, Ministre des transports, de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer, a officialisé, vendredi 17 février 2006, à Lyon, le choix de l’option « Bas Dauphiné » pour réaliser l’itinéraire fret de la partie française du Lyon-Turin... On sait par ailleurs que, s’est tenue à Chambéry, en octobre 2005, une exposition internationale consacrée aux quatre grands projets ferroviaires transalpins européens : le Brenner, le Saint Gothard, le Lötschberg et le Lyon Turin. Elle a été marquée par un important colloque « Alpes 2020 » qui a rassemblé plus de 800 participants.

Un des principaux thèmes abordés a été celui de la complémentarité des quatre projets. La Suisse occupe en la matière une position d’avant-garde, d’une part parce que les deux projets les plus avancés, le Lötschberg et le Saint Gothard, sont situés sur son territoire, d’autre part parce quece territoire de la même dimension que la Région Rhône-Alpes y réalise, simultanément, deux grandes traversées ferroviaires.

Dans la discussion qui a suivi le colloque, il a été demandé aux promoteurs du projet Lyon-Turin comment ils conçoivent la complémentarité de leur projet avec celui de la percée du Montgenèvre, qui est destinée à achever la liaison ferroviaire Marseille-Turin.



Bien que la question ait débordé l’ordre du jour, elle pose un vrai problème auquel les responsables français et italiens concernés se doivent d’apporter une réponse. La ville de Turin étant au point de convergence des deux axes, on conçoit qu’elle occupe une position de choix pour intervenir dans le débat et jouer ainsi pleinement son rôle de capitale des Alpes occidentales italiennes.

Face à des enjeux de cette importance, il est essentiel que la ville de Grenoble puisse retrouver son rôle traditionnel de capitale des Alpes françaises et qu’elle participe en tant que telle à l’avancement des projets. Dans le cas présent, elle est apparue comme une localité de seconde zone à peu près totalement absente des débats.

Bien que Grenoble ne se trouve ni sur l’axe Lyon-Turin, ni sur l’axe Marseille-Turin, elle est l’agglomération la plus importante et, de toute évidence, la plus alpine à l’intérieur même du triangle Lyon-Turin-Marseille.

C’est une réalité géographique dont les élus grenoblois se doivent de tenir compte en sachant être présents et influents dans les débats relatifs aux grands projets d’aménagement qui ont pour cadre le territoire alpin.



Alors que l’avenir du projet ferroviaire Lyon-Turin est fragilisé par des manifestations répétées d’opposants côté italien, il est important de mobiliser massivement les forces vives régionales en sa faveur, particulièrement les Grenoblois. Car, c’est aussi par la défense du bien fondé de ces liaisons ferroviaires, et par la participation active de notre ville au devenir des Alpes, que nous pourrons, le jour venu, être porteurs d’une nouvelle ambition olympique.

Grenoble capitale des Alpes
Lettre 14 - Henri BAILE Grenoble