mercredi 30 janvier 2008

Réunions de quartiers


Je suis extrêmement surpris de voir combien, au fil des réunions de quartiers, du porte à porte et des rencontres de la population, les problèmes de sécurité, de stationnement sont prégnants ainsi que la perte d'attractivité de notre ville.
Ce sera l'un des enjeux de cette campagne électorale et des projets proposés par les différentes listes.

vendredi 25 janvier 2008

AUSCHWITZ – BIRKENAU


A l’invitation de Jean-Luc MEDINA, Président du CRIF de Grenoble – Isère et de Madame Asa SADOUN, Présidente de l’A.C.J.G – RACHI et de la communauté juive de Grenoble, j’ai assisté ce jeudi 24 janvier 2008 à la cérémonie religieuse commémorant le 63ème anniversaire d’Auschwitz – Birkenau à la synagogue.
J’ai été sensible à l’évocation de la mémoire et je m’interroge au regard d’une interprétation trop facile du mot « libération »…
Car, comment peut-on se libérer de cette tâche dans l’histoire des Hommes ?
Il faut être attentif au fait que la mémoire des individus, notre mémoire, comme la mémoire collective, a une propension à se censurer, à se soulager des fardeaux qui la composent et l’encombrent. Le temps, dit-on, efface tout. Il faut lutter contre cette tentation là. Ne pas oublier.
Face à AUSCHWITZ, il ne nous est plus permis de vivre, de regarder, de parler comme avant. Il est urgent de rappeler que l’horreur d’AUSCHWITZ est si grande qu’elle affecte définitivement le conformisme et les célébrations qui s’y rattachent. Célébrer cet évènement, c’est tenter de faire écho à l’appel des disparus laissé sans réponse. C’est une manière de ne pas laisser seuls, ceux qui ont été si seuls. C’est notre moindre devoir. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai tenu à être présent.

mardi 22 janvier 2008

Rassemblement…


Le lundi 14 janvier, la liste « Grenoble, C’est Vous » conduite par Fabien de SANS NICOLAS a été présentée aux Grenoblois. Un ministre alpin, né à Grenoble, Michel BARNIER accompagnait cette présentation. Quoi de plus naturel dans une ville olympique que d’inviter à cette soirée celui qui fut aussi co-président avec Jean-Claude KILLY du comité d’organisation des jeux olympiques d’Albertville 1992, notre voisine…

Notre liste me semble être une belle liste, riche de personnalités compétentes, aux parcours et expériences complémentaires tant sur le plan personnel que professionnel.

Une belle liste de rassemblement composée à 50% de société civile, 25% de personnes issues des familles politiques de droite et 25% issues des familles politiques du centre et de la gauche.

Une belle liste dont le vrai parti est Grenoble, une belle liste dont on peut découvrir les 59 noms sur www.fabiendesansnicolas.org

lundi 14 janvier 2008

Canton 5


Il y avait foule à l’inauguration de la permanence de campagne d’Alain BONNET, 11 rue Jean Veyrat. Voici plusieurs mois que celui-ci va à la rencontre des habitants, en porte à porte, sur un canton où il est né, habite et qu’il connaît comme sa poche. L’U.M.P a su investir un candidat pour cette élection cantonale qui est véritablement à l’écoute de chacun.

vendredi 11 janvier 2008

public / privé, réflexions…

Les fêtes de fin d’année passées, l’année 2008 s’installe. Nous voyons déjà poindre la campagne des élections municipales et son corollaire de grandes déclarations, de stratégies de listes…

Bientôt, il sera question de « programmes » et de « projets »… et parfois de politique politicienne car la démagogie le disputera à l’incantation pour vilipender les fonctionnaires et la fonction publique, feignant d’oublier que ce sont les élus et les futurs élus qui auront à les gérer… A Grenoble plus qu’ailleurs, eu égard à ce que cette ville a vu naître ou abrité dans le domaine politique et social : de la journée des tuiles en passant par les Cadres d’Uriages et les mouvements d’Education Populaire on ne peut oublier qu’en 1945, il y a avait dans le droit fil du programme du Conseil National de la Résistance une grande ambition pour la fonction publique, qui était le corollaire d’une grande idée de l’Etat et d’une grande ambition républicaine.

1958 fut un autre moment fort de l’affirmation de la puissance publique, de la reconstruction de son autorité, de son prestige, de son unité.

Nous savons les uns et les autres que la fonction publique a joué un rôle décisif dans les années 60. Elle était portée, entrainée par un projet collectif, par une volonté politique.

Depuis, le monde a beaucoup changé. La société s’est transformée. Les attentes et les besoins des citoyens ne sont plus du tout les mêmes que ceux des années 50 ou 60. La décentralisation, la construction européenne, la montée en puissance de la commune et de l’intercommunalité ont modifié les rapports politiques et le dialogue des différents Services Publics entre eux ou avec le citoyen.

Les technologies de l’information, du transport ont bouleversé notre rapport au temps, à l’espace et au savoir. Elles nous ont enfermés dans l’individualisme tout en nous ouvrant sur le monde.

Le capitalisme financier et la mondialisation ont modifié en profondeur, la nature même des relations économiques et notre regard sur la fonction publique a changé…

Pour autant les choses ne sont pas simplistes.

Je récuse l’idée qu’il y aurait d’un côté le secteur public et de l’autre le secteur privé, d’un côté les « fonctionnaires qui fonctionnent » et de l’autre, les « non fonctionnaires » qui construisent.

Depuis toujours, le pari du développement d’un territoire se gagne non dans l’opposition du privé et du public mais au contraire dans leur articulation réussie, dans leur capacité à s’entrainer l’un l’autre. Dans le développement, le non marchand est aussi important que le marchand, la qualité aussi décisive que la quantité. La qualité du service public compte autant pour la croissance que la qualité de la production. La productivité des administrations compte autant que celle des entreprises.

Si le service public ne peut pas obéir au seul critère de la rentabilité financière, il a cependant un devoir d’efficacité. Il a le devoir de rendre le meilleur service possible sans gaspiller « l’argent des autres », c’est-à-dire l’argent de nos impôts. Faire des gains de productivité, c’est la seule façon d’éviter d’être un jour ou l’autre contraint à une politique d’austérité pour empêcher l’explosion de la dette.

A l’heure où s’élaborent les projets des différentes listes qui seront candidates aux scrutins de mars 2008, il convient de savoir garder ces choses à l’esprit.