vendredi 29 février 2008

Droit dans le mur…

Il est intéressant, après plus de 12 ans de gestion de la ville par Michel DESTOT, de comparer son dernier compte administratif connu, soit 2006 et le dernier compte administratif avant son élection, soit 1994. Afin de ne pas paraître polémiste, il convient de comparer les ratios réglementaires et obligatoires qui apparaissent au début de chaque compte administratif de toutes les collectivités en vertu du décret du 27 mars 1993, Grenoble étant dans la catégorie des villes de plus de 150 000 habitants.

Il apparaît très vite, même pour un non-initié, que le premier ratio « dépenses de fonctionnement/population » passe de 1 176 euros par habitant en 1994 à 1 432 euros en 2006, alors que la moyenne nationale est de 1 121 euros.

Cela signifie que chaque Grenoblois supporte 311 € de plus en dépenses communales, que la moyenne nationale (1 432 € - 1 121 € = 311 €). C’est d’autant plus alarmant, dans le cas de Grenoble, que des parties importantes des dépenses de la ville ont été transférées pendant cette période à la Métro comme la collecte des ordures ménagères par exemple… Si l’on additionne les « dépenses réelles de fonctionnement/Population » de la ville et de la Métro en 2006, soit 1 432 € + 670 € = 2 102 €, comparées à la somme des moyennes nationales « ville + agglomération » soit 1 121 € + 567 € = 1 688 €, chaque Grenoblois supporte en charge financière cumulée 414 € de plus que les habitants des autres villes de France, de taille équivalente (2 102 € - 1 688 € = 414 €)… Le champion de ces indices est incontestablement celui de « l’encours de la dette/Population ». Chaque Grenoblois avait en 1994, 1 528 euros de dettes à supporter à travers le budget de la ville. Aujourd’hui, le même Grenoblois doit supporter 1 755 euros pour la ville et 739 euros pour la Métro, soit un total cumulé de 2 494 euros par habitant, un peu plus du double de la moyenne nationale… chaque enfant grenoblois hérite donc, à sa naissance, d’une dette de 2 494 €.

Quand on sait, par ailleurs, que dans la même période, les frais de personnel ont augmenté globalement de plus de 63 % et que le nombre de personnes employées par la ville est passé de 2 871 en 1994 à 3 015 en 2006 malgré la création à la Métro de 758 postes, l’on peut raisonnablement penser qu’il est temps de changer de système et de politique au risque d’aller droit dans le mur…

Finances : droits dans le mur
Lettre 31 - Henri BAILE Grenoble

jeudi 28 février 2008

Municipales : quelle politique économique ?

L’hebdomadaire d’information économique LA TRIBUNE DE L’ISERE n° 11 donne la parole au PS et à l’UMP dans le cadre des élections municipales des 9 et 16 mars 2008.


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vendredi 22 février 2008

Le chiffre qui interroge ?

Ne soyez pas étonné si vous recevez 2 invitations le même jour pour la même manifestation à des heures où, vous qui travaillez ne pouvez vous rendre…

Ne soyez pas étonné si vous payez autant d’impôt…

Savez-vous que, pour la seule ville de Grenoble, les frais de colloques et séminaires (compte 6185) fêtes et cérémonies (compte 6232) et réceptions (compte 6257) représentent, cumulés en 2006, la somme de 2 540 044 euros, soit environ 16,7 millions de francs et ceci non compris les propres frais de la Métro.

mercredi 20 février 2008

CONFESSIONS

Quelle surprise de découvrir dans Le FIGARO daté du mardi 19 février 2008 les aveux de Michel DESTOT, Député-Maire de Grenoble, au sujet de ses 13 années de gouvernance avec ses « amis » écologistes… Quelle stupeur en découvrant les qualificatifs qu’il utilise à leur endroit : « des gauchistes peints en vert » (sic). Quelle honte pour lui de reconnaître aujourd’hui, qu’avec eux, qu’il a associé 2 fois consécutives à sa gouvernance, soit 2 mandats, il a été conduit à l’immobilisme total sur les problèmes graves de la Rocade Nord et du désenclavement de Grenoble. Quelle hypocrisie d’annoncer aujourd’hui une liste promise aux mêmes difficultés eu égard à l’éclectisme de sa composition : entre P.S, MoDem, P.C et Droite. Quel scandale de voir déjà les antagonismes qui agitent cette liste et opposent le P.C à la composante de droite, avant même le jour de l’élection…

Quelle catastrophe de penser que GRENOBLE risque encore une fois d’être otage de petits arrangements entre amis… prise en étaux entre le MoDem et le Parti Communiste…

mardi 19 février 2008

Hommage aux gendarmes


La cérémonie nationale d’hommage aux militaires de la gendarmerie victimes du devoir en 2007, tués ou blessés gravement, s’est déroulée le 15 février 2008 à 9 heures à Paris, dans la cour d’honneur de l’Hôtel National des Invalides en présence de nombreux ministres.
Etre gendarme, « c’est mettre sa vie au service des autres pour garantir leur sécurité ».
Une cérémonie s’est aussi tenue à Grenoble, dans la cour de la caserne OFNER, en présence du Colonel Jean-Philippe LECOUFFE, commandant le groupement de gendarmerie départementale de l’Isère, en présence du Préfet de l’Isère, de nombreux parlementaires, de familles et d’amis de la gendarmerie au nombre desquels j’ai l’honneur et la fierté de compter.

samedi 9 février 2008

De l'Hélicon, pompon, pompon


Non, ce n'était pas avec Boby LAPOINTE, qu'il repose en paix... mais avec l'ensemble de la liste "Grenoble, c'est vous" et en fanfare que nous avons distribué le Projet pour Grenoble dans les rues de la ville... En duo avec mon ami, Mohammed SI TAYEB, je suis allé à la rencontre des Grenoblois. Vous pouvez retrouver Mohammed SI TAYEB sur son site.

jeudi 7 février 2008

Le radeau de la méduse

La formule de « la carpe et le lapin » pourrait être le titre d’une fable inédite de Jean de la Fontaine dont les universitaires feraient leur miel en publication et exégèses, trois cent treize ans après la mort de l’auteur...
Ce pourrait être aussi le nom d’un tableau de Salvador Dali ou de Victor Brauner sur les cimaises du Nouveau Musée de Grenoble, place Lavalette…

Il n’en est rien. C’est l’image qui vient spontanément à l’esprit en découvrant la liste «Grenoble l’Avenir Ensemble», candidate aux élections municipales du 9 mars 2008, conduite par Michel DESTOT…

Certains se demandent comment il va pouvoir travailler sérieusement au service de Grenoble avec des anciens élus de droite : Bernard BETTO, Ariane SIMIAND, Jacques THIAR qui se sont opposés à sa politique et à ses méthodes pendant 7 ans voire 13 pour d’autres…

Certains se demandent comment Stéphane GEMMANI (MoDem), candidat sur le canton 5 contre Christine CRIFO (P.S), conseillère municipale, pourra siéger à ses côtés sur le même banc du conseil municipal, d’une manière constructive au service de Grenoble, après l’avoir affrontée dans l’élection cantonale ?

Certains se demandent ce que font 7 communistes sur une liste qui compte autant de gens de droite ?

Certains se demandent comment Morad BACHIR-CHERIF, membre du groupe U.D.F au Conseil Régional Rhône-Alpes, en opposition au Président P.S Jean-Jacques QUEYRANNE, va gérer sa nouvelle «amitié» avec les autres membres P.S ou apparentés, comme Jérôme SAFAR (P.S), Serge NOCODIE (Radical de gauche) ou mieux, avec Patrice VOIR (P.C) et Éric GRASSET (Vert), eux-mêmes conseillers régionaux et présents sur la liste «Grenoble l’Avenir Ensemble» ?...

Certains se demandent quel sens donner à la formule de Philippe de LONGEVIALLE, Président du MoDem, lui aussi présent sur cette liste, qui affirme que «Grenoble va devenir une ville exceptionnelle» ?…

Certains se demandent pourquoi Jean-Philippe MOTTE (Go Citoyenneté), maire-adjoint et Maryvonne BOILEAU (Verts alternatifs), conseillère municipale, tous deux actuellement membres actifs de la Majorité sortante, conduisent chacun une liste concurrente à celle de Michel DESTOT pour le scrutin du 9 mars 2008, alors qu’ils ont gouverné Grenoble ensemble pendant 7 ans ?

Ce n’est peut-être pas à « la carpe et au lapin » qu’il faut songer mais au « Radeau de la Méduse » ?

Le radeau de la méduse
Lettre 30 - Henri BAILE Grenoble

Grenoble c'est vous !

J’anime, depuis mai 2006, LE FORUM CITOYEN POUR L’ALTERNANCE, composé de 10 ateliers :

  • Pour un pouvoir mieux partagé
  • Pour une dépense publique rationnelle et juste
  • Pour un environnement respectueux de la qualité de vie
  • Pour un bassin grenoblois moteur des Alpes Françaises
  • Pour un regard différent sur les valeurs du sport
  • Pour un vrai partage de la connaissance
  • Pour l'aboutissement d'un schéma réaliste et opérationnel des voies de communication dans l'agglomération
  • Pour mieux lutter contre les différentes formes de disqualification et de précarité
  • Pour un territoire à l'écoute des jeunes
  • Pour une information partagée respectueuse du citoyen

Qui ont mobilisé et concerné :

  • 200 personnalités, experts, présidents d’associations rencontrés pour échanger, analyser, débattre
  • 58 réunions tenues depuis le 19 mai 2006
  • 150 propositions retenues par les rapporteurs des différents ateliers

Ils ont donné lieu à la publication de :

  • 11 cahiers thématiques qui ont été publiés sur le site www.henri-baile.com

L’ensemble de ces travaux, pour lesquels je tiens à remercier tous les rapporteurs des 10 ateliers, a nourri l’écriture du Projet de la liste « GRENOBLE, C’EST VOUS », candidate au scrutin municipal du 9 mars 2008, conduite par Fabien DE SANS NICOLAS.

Je suis heureux de porter ce Projet à votre connaissance à la rubrique : GRENOBLE C’EST VOUS

Grenoble c'est vous !

Télécharger le programme (PDF)

mercredi 6 février 2008

Une autre gouvernance

La composition de la liste « Grenoble l’Avenir Ensemble » conduite par Michel DESTOT, candidate au scrutin municipal du 9 mars 2008 interroge… S’il appartiendra aux juristes de trancher sur certains points, il appartient aujourd’hui à chacun de s’interroger sur d’autres en termes d’éthique… C’est pourquoi, il me paraitrait pertinent que dans leur profession de foi, les candidats à l’élection municipale du 9 mars affirment leur souci de neutralité de la Haute administration municipale, garante du respect et de la considération que les élus doivent porter à l’ensemble du personnel territorial. Il me paraitrait aussi intéressant que « considération » et « respect » soient affichés comme les mots qui doivent régir les relations entre élus et agents territoriaux dans un objectif commun de service au citoyen et une juste définition du Service Public…
La notion de « gagnant / gagnant » ne doit pas être une simple formule. Elle peut être le projet d’une gestion optimisée, par un contrat entre les représentants du personnel municipal et les décideurs, pour un redéploiement catégoriel des effectifs, permettant un meilleur service aux habitants, une revalorisation des bas salaires et une maîtrise des dépenses de fonctionnement…

Il est curieux d’observer qu’à Grenoble, sur un même territoire, se côtoient les mêmes catégories d’agents territoriaux avec deux employeurs différents que sont la Ville et la Metro et deux régimes indemnitaires différents… Or, ce sont parfois les mêmes élus qui siègent dans les deux assemblées délibérantes et qui refusent à la Ville ce qu’ils accordent à la Metro…

Ne serait-il pas urgent de « mutualiser les moyens » par une mise en commun de certains services administratifs ou techniques entre la Metro et la Ville pour en optimiser les coûts ?

Ne serait-il pas urgent d’ouvrir un Grenelle des Services Publics grenoblois comme le Grenelle de l’Environnement auquel se réfère si souvent Michel DESTOT afin d’harmoniser les régimes indemnitaires ?

mardi 5 février 2008

Liste "Grenoble c'est vous"


Nous avons immortalisé l'instant samedi 2 février sur les marches du nouveau musée de Grenoble. Une liste composée de :

  • 50% de personnalités de la société civile
  • 25% de personnalités de droite
  • 25% de personnalités de gauche et du centre

vendredi 1 février 2008

Logement social


Faire du logement un élément central de la solidarité et non un facteur de ségrégation et d’exclusion impose un effort important, et soutenu dans la durée, de production de logements compatibles avec les revenus des ménages, et une localisation réfléchie de cette offre. Nous devons être attentifs à ces éléments car ils peuvent jouer un rôle majeurs en faveur de tous ceux – qu’ils soient démunis ou aient simplement des revenus limités – qui ont besoin d’une offre adaptée à la diversité de leurs aspirations, dans le cadre d’équilibres sociaux, urbains et territoriaux. Nous devons savoir aborder ces réflexions sur le logement social, sans démagogie, sans hypocrisie avec l’exigence permanente du respect des « droits et des devoirs » de chacun dans l’esprit de nos lois républicaines.
En ce qui concerne la vente de logement locatif, ce n’est pas un mystère de dire qu’elle pose problème selon la manière par laquelle on l’aborde. Personne ne peut s’opposer à la pratique de la vente de logements locatifs, ni aux possibilités de la développer si elle peut correspondre à une véritable demande et produire des réponses à la fois maîtrisées par les organismes et adaptées aux attentes des habitants.
A mes yeux, la question du développement de la vente du logement locatif n’est donc ni une question de principe, ni une question de quota. C’est un problème de capacité à placer sur un marché potentiel des produits qui n’ont pas été conçus ni construits pour être vendus. Je ne vois pas par quelle méthode on pourrait forcer l’acquisition, mais je suis favorable à ce que l’on soit prêts à étudier les formules qui permettraient de favoriser la vente aux locataires qui le demandent, en accord avec la collectivité territoriale d’implantation.
Ce sont les réflexions qui me viennent à l’esprit après ma rencontre avec Yves JEGO, Député Maire de Montereau – Fault – Yonne et une visite dans un quartier emblématique, le quartier Mistral.
C’est une proposition qui fera partie de notre Projet « Grenoble, c’est vous » avec sa part de psychologie et de pédagogie à développer en direction de tous les acteurs de la ville et des locataires…