mercredi 22 avril 2009

Un grand Grenoble

Quelle que soit l’opinion que l’on porte sur un dossier, on n’a pas le droit de se réjouir d’une mauvaise nouvelle pour sa ville …la décision du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) a été une très mauvaise nouvelle qui a écarté Grenoble d’une deuxième aventure olympique possible.

La question qui se pose aujourd’hui est celle du rebond après un camouflet sans précédent pour notre ville. La pire des erreurs serait de se lancer dans un nouveau projet de ce type sans d’abord réfléchir à l’identité de notre territoire, son organisation, ses atouts et ses faiblesses.

Deux initiatives peuvent conjuguer la nécessité de se préoccuper de la vie quotidienne des Grenoblois et le devoir d’afficher des perspectives :

1) Une programmation pluriannuelle d’investissement

A l’échelle de la ville, nous demandons la présentation, la concertation avec la population et l’adoption en Conseil Municipal d’une Programmation Pluriannuelle d’Investissements. Elle fixerait un cap et définirait des objectifs. A l’extérieur elle montrerait le Grenoble que nous voulons réaliser, auprès de la population elle pourrait fédérer sur des projets, et en ces temps de crise, elle indiquerait aux acteurs économiques le détail le plus précis possible des chantiers que nous voulons mettre en œuvre.

2) Des Etats-Généraux pour Grenoble Métropole

Alors que se profile une nouvelle organisation administrative du territoire, après la publication du rapport Balladur, et avant les projets de loi prévu pour cet automne, alors que le SCOT est en cours d’élaboration ; il est indispensable de réfléchir aux moyens de renforcer, à l’échelle du Grand Grenoble, les cohérences de nos politiques publiques. Je pense notamment, aux déplacements et au logement. Dans la compétition nationale, si c’est bien toujours là que nous voulons nous situer, Grenoble doit pouvoir prétendre au statut de grande métropole. Il appartient au Maire de Grenoble avec les trois présidents de communautés urbaines, de la Métro, du Pays Voironnais et du Grésivaudan de prendre des initiatives en la matière. Nous proposons pour cela des Etats-Généraux du Grand Grenoble qui pourraient se tenir dès le mois de juin pour réfléchir ensemble à une nouvelle organisation institutionnelle et administrative dans le cadre des réflexions nationales, qui ont lieu en ce moment, pour que Grenoble puisse continuer à faire entendre sa voix dans le concert des grandes villes de France.

La période à venir est très importante pour ce territoire. Nous attendons du Maire de Grenoble des réponses à la hauteur de cet enjeu.

vendredi 17 avril 2009

Grenoble à la une...

Les hausses de 9% ont été votées en décembre dernier par la majorité municipale de Michel DESTOT, malgré les promesses de campagne... Elles concernent les taux de la taxe d'habitation et de la taxe foncière, dont les avis arriveront à la rentrée prochaine dans les boîtes aux lettres des Grenoblois...

83% des ménages grenoblois paient au moins l'une des deux taxes... 83% d'entre eux verront donc leurs impôts locaux augmenter... Cet article du journal "Les Echos" devrait donc les interpeller (cliquez ici pour le lire).

jeudi 9 avril 2009

Le rôle du chaisier ou de la chaisière

Le récent rapport BALLADUR propose une grande réforme de l’organisation administrative des territoires. Si ce projet aboutit, nous pouvons espérer mettre un terme à la confusion créée par le mille-feuille institutionnel actuel et installer une gouvernance politique et fiscale mettant un terme aux gaspillages et aux doublons.

Je me félicite de la priorité qui est donnée au renforcement des intercommunalités. Elle aura le mérite de reconnaître au phénomène urbain le droit d’organiser l’espace autour de lui. Clarifier la carte de ces territoires sur le plan national, leur transférer certaines compétences des départements et consolider leur statut de collectivités territoriales, sont des pistes de progrès fondamentales. Instaurer l’élection des organes délibérants des EPCI à fiscalité propre au suffrage universel direct, en même temps et sur la même liste que les conseillers municipaux, me paraît rendre au citoyen la responsabilité de ses choix en terme de représentation.

En janvier dernier, l’Association des maires des grandes villes de France présidée par Michel DESTOT, avait elle-même rendu publique sa vision d'une réforme territoriale, qui consistait également à renforcer le rôle des métropoles en France.

Mais voilà, les socialistes craignent de perdre leur assise locale. Majoritaires à la tête des départements et des régions, ils ne veulent pas d’une réforme qui conduirait à réduire le nombre d’élus locaux.

Comment dès lors adopter la ligne de son parti quand celle-ci s’oppose aux intérêts que l’on défend ?

Entre Michel DESTOT et ses amis socialistes va peut-être s’engager un délicat ballet ?

Jean-Jack QUEYRANNE, président du Conseil Régional Rhône Alpes, André VALLINI, président du Conseil Général de l’Isère, Didier MIGAUD, président de la Métro, Michel DESTOT maire de Grenoble et Geneviève FIORASO, député de la 1ère circonscription, adjointe au maire de Grenoble et vice préisdente de la Métro sont tous socialistes.

Ils appartiennent tous à la même famille politique qui prétend défendre le service public et le pouvoir d’achat des citoyens… Michel DESTOT l’a même promis dans la dernière campagne des élections municipales.

Voilà une belle occasion pour eux de se mettre d’accord et d’honorer leurs engagements. Ils pourront réduire le mille feuille institutionnel, réduire la dépense publique et donc l’impôt des grenoblois…

Le débat local va être intéressant à suivre…

Au jeu des chaises musicales, il donnera l’occasion de vérifier si personne n’est assis entre deux chaises et surtout qui tiendra le rôle du chaisier ou de la chaisière ?

’organisation administrative des territoires
Lettre 37 - Henri BAILE Grenoble

samedi 4 avril 2009

Suppression de la carte "Emeraude"

Depuis 1974, les personnes âgées de plus de 65 ans domiciliées dans l’agglomération grenobloise bénéficient de la carte Emeraude qui leur permet d’utiliser librement les transports en commun pendant les heures creuses. Cette mesure avait été mise en place par Hubert DUBEDOUX, Maire de Grenoble, sans condition de ressource, pour inciter les personnes âgées à sortir et lutter contre l’isolement.

Au delà d’une démarche économique sa réflexion pertinente participait d’une politique sociale qui visait à lutter contre l’isolement des séniors en les incitant à sortir… C’était le développement d’une vraie solidarité sans pharisaïsme et sans approche idéologique. Aujourd’hui, les membres du Comité Syndical du SMTC et leur Président, prétendent supprimer cette facilité pour financer un élargissement de l’offre tarifaire sociale pour le réseau SMTC !

Nous ne pouvons accepter cette politique sociale en trompe l’œil. C’est la raison pour laquelle samedi 4 avril au côté de Michel SAVIN, Président de l’UMP, avec Max MICOUD et bon nombre de militants de l’UMP, nous avons distribué des tracts sur les marchés pour dénoncer cette attitude.

mercredi 1 avril 2009

Le statut du beau parent

Conférence-débat animée avec passion dans le propos par Béatrice BOURGES, Présidente du Collectif pour l’Enfant sur le «statut du beau-parent» ce samedi 28 mars 2009 à l’école du Côteau à la Tronche à l’initiative du Forum des Républicains Sociaux, son Président André DECAUX et sa Déléguée Catherine BOLZE.

C’est une question qui touche chacune et chacun d’entre nous. Elle ouvre le débat selon Béatrice BOURGES sur la primauté de la famille sociale sur la famille biologique, en matière de filiation et de code civil. Elle ouvre le débat sur le risque que l’on reconnaisse l’homoparentalité et l’adoption par les couples homosexuels de façon détournée, en la glissant dans une loi sur le statut des beaux-parents. Elle en appelle à la vigilance. « On ne peut pas accepter de créer une souffrance d’enfant pour réparer une souffrance d’adulte et accepter la reconnaissance par la loi des familles composées de deux adultes du même sexe, dans le cadre d’une adoption ». Pour son épanouissement, un enfant à besoin d’un référent père-mère. Tous les pédopsychiatres le confirment.

Je pense qu’il convient, de considérer l’avant projet de loi relatif à l’autorité parentale et aux droits des tiers comme une aide aux difficultés que rencontrent les enfants de familles recomposées pour trouver une place dans la réunion familiale et trouver leurs marques. La loi doit les aider à le faire. Il ne faut pas, je pense focaliser sur l’homoparentalité alors que le projet de loi relatif aux droits des tiers n’évoque pas cette question de société. On ne peut pas occulter les problèmes quotidiens des 1,6 millions d’enfants qui vivent au sein d’une famille recomposée ou des 2,7 millions d’enfants qui vivent dans un foyer monoparental potentiellement recomposable.

Certaines questions se posent : comment chacun peut-il trouver sa place ? De quelle façon s’apprivoiser les uns les autres ? Faut il un statut pour les beaux parents ? Autant de question qu’il est bon de débattre avec des pédopsychiatres et des spécialistes de la famille.