mercredi 30 septembre 2009

Conseil municipal, patrimoine...

Les journées du patrimoine ont été pour nous l'occasion de dénoncer l'abandon dans lequel, la majorité municipale de Grenoble laisse les monuments qui jalonnent notre histoire, la tour PERRET étant la caricature et la métaphore d'un double langage qui consiste à dire que l'on va faire tout en se gardant bien de faire quoi que ce soit... mais en disant que c'est parce que l'Etat ne paie pas... au bal des hypocrites... Bernadette CADOUX s'est fait notre porte parole pour la défense du patrimoine, en séance du Conseil municipal, ce lundi 28 septembre, je vous rapporte son intervention (ci-dessous).

"Monsieur le Maire, Je profite de cette délibération pour exprimer notre sentiment dans ce dossier immobilier de la maison Joya situé rue Nicolas Chorier dans le quartier Berriat. Je salue l'action des associations d'habitants, de l’association Patrimoine et Développement, de l' union de Quartier Centre-Gares, qui par leur détermination ont réussi à sauver ce bel immeuble de la destruction. Il est heureux que les grenoblois qui sont attachés à leur histoire et à leur patrimoine aient finalement été entendus. Car je tiens à rappeler que c'est de haute lutte qu'ils ont obtenu que ce dossier soit réétudié.

Cette solution trouvée vient rattraper : l - Le classement malheureux de ce bâtiment dans le PLU ; 2 - L'accord qui avait été donné pour le permis de démolir ;

Nous souhaitons que pour l'avenir les associations qui ont à cœur de sauvegarder le patrimoine soient partie prenante dans les réflexions et les choix qui intéressent le patrimoine grenoblois sous toutes ses formes. Nous considérons que les orientations prises sont satisfaisantes mais resterons très attentifs au bon déroulement des travaux pour que soient préservés les éléments remarquables de l'immeuble tels que l'escalier, les vitraux… et le cèdre !"

vendredi 25 septembre 2009

Le marché des potiers

C’était un double plaisir que l’inauguration du marché des potiers, samedi 18 septembre 2009 sous la conduite du Président de la Chambre des Métiers de l’Isère et d’une artiste commissaire de l’exposition.

Le plaisir des lieux, car la voute des platanes du jardin de ville installait une lumière filtrée très agréable au plaisir des yeux tant les travaux exposés étaient divers et de qualité...

Sur l'air des lampions

En pleine crise économique, alors que le chômage bondit, Michel DESTOT Député–Maire et Geneviève FIORASO, Adjointe au Maire et Député de la 1re circonscription ont augmenté les impôts locaux 2009, hissant Grenoble au palmarès des villes pour la hausse de la taxe d’habitation ! Ce qui se traduira par une perte de pouvoir d’achat pour de nombreux ménages…

Grenoble se trouve aujourd’hui parmi les villes qui ont le plus augmenté, à la fois la taxe foncière payée par les propriétaires et la taxe d’habitation acquittée par les locataires et les propriétaires occupants.

Pour ces deux impôts la hausse est en moyenne de 193 euros… Comme si les revenus des administrés croissaient au même rythme.

Loin des envolées lyriques qu’avaient ponctuées leurs adresses aux électeurs de Grenoble ou ceux de la 3e et 1re circonscription, pendant leurs campagnes municipales et législatives, Geneviève FIORASO et Michel DESTOT livrent aujourd’hui un discours qui vise à accuser les autres ou dénoncer la conjoncture économique pour s’exonérer de leurs responsabilités, masquer leur manque d’anticipation des événements et l’abandon de leurs engagements sur le pouvoir d’achat…

Ils tentent de motiver leur décision par la baisse des droits de mutation, la hausse des frais financiers et les désengagements de l’État.

Ils oublient que :

1 - L’État compense intégralement les transferts de charges.
2 - Pendant les huit années de hausse des prix des logements, la ville a engrangé des millions d’euros en « excédent ».
3 -Si les frais financiers accusent aujourd’hui une hausse, ils étaient plus bas ces dernières années. Les opportunités ne manquaient donc pas de renégocier la dette en prévision de l’avenir…

Une bonne gestion et le bon sens auraient imposé de maîtriser les dérapages des effectifs, les frais de communication et de protocole, d’arrêter les doublons d’activité avec la métro dont Geneviève FIORASO est par ailleurs première vice-présidente, car ils se traduisent par une inflation des dépenses.



Plutôt que de chercher de nouvelles recettes en augmentant la fiscalité des grenoblois ils pouvaient s’interroger sur les économies à proposer pour équilibrer le budget !

Évidemment il est plus simple d’accuser les autres de tous les maux, de se poser en chantre de l’innovation en chantant « tout va très bien Madame la Marquise » sur l’air des lampions… mais pour nous, entre l’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères et celle de la taxe foncière et de la taxe d’habitation, tout ne « va pas si bien Madame la Marquise ».

Augmentation taxe d'habitation et impots fonciers Grenoble
Lettre 42 - Henri BAILE Grenoble

mercredi 16 septembre 2009

La rentrée de l'opposition municipale

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les élus de l'opposition municipale ont symboliquement fait leur rentrée politique sur le site de la ZAC de Bonne. Ce choix ne doit rien au hasard puisque ce quartier qui émerge cumule plusieurs des reproches qu'ils font à l'actuelle municipalité.

Densification excessive, plus de 1000 logements, inadaptation des équipements publics puisque l'école Lucie Aubrac est déjà au maximum de sa capacité alors que nombre de logements ne sont pas encore livrés, absence de concertation et empiètement sur les espaces verts avec le projet de construction d'un hôtel quatre étoiles dans le parc Hoche…

Bref, un groupe d'élus offensifs, qui veulent faire de cet automne qui s'annonce, un hiver rude pour la majorité de Michel DESTOT.

mardi 1 septembre 2009

L'hallali d'Eulalie

L’été est le temps d’une réflexion apaisée, sur nous-mêmes, la société, la ville où nous vivons et ceux qui l’animent.

À Grenoble on observe que le Parti Socialiste et ses nouveaux amis du Modem ont endossé le costume de la séduction. Ils se drapent de plus en plus dans une posture esthétique ou le verbe et les attitudes l’emportent sur les actes. La forme prime sur le fond. Ils ne ménagent ni leur peine ni nos impôts à se complaire dans une écologie de salon au travers d’évènements médiatisés, campagnes d’affichage ou conférences de presse…Ils nous parlent de « développement durable », oxymore issu du langage technocratique qui vise à nous rendre politiquement correct, un discours qui masque l’insuffisance de leurs initiatives et à les déculpabiliser….Alors que le problème d’un responsable politique n’est pas de se sentir coupable ou non coupable mais responsable face à l’ignorance. Or notre ignorance sur le fonctionnement des écosystèmes est hallucinante.

Nous prétendons nous intéresser à un environnement que nous ne connaissons pas. Il y a peu de cours de botanique, peu de cours de minéralogie ou d’entomologie…Nous sommes au courant du réchauffement climatique parce qu’il y a beaucoup de médiatisation de cette question, mais pour le reste,la politique développée par Michel DESTOT et Geneviève FIORASO n’offre ni le solfège ni l’alphabet de la connaissance en matière d’environnement et d’écologie.

Nous ne connaissons pas la ville qui est le lieu de la diversité, de certaines espèces qui s’y réfugient abandonnant la campagne ou elles ne trouvent plus leur nourriture, chassées ou soumises aux pesticides. Nous connaissons mal la géologie des trois massifs qui nous entourent, leur faune, leur flore.

S’il est un lieu à Grenoble dont la vocation, le savoir faire et les qualités pédagogiques ne sont plus à démontrer c’est bien le Muséum d’Histoire Naturelle symbolisé par Eulalie. Malheureusement, ses moyens en personnel stagnent ou diminuent, ses capacités de travail pédagogique et de diffusion des savoirs en direction des publics scolaires ou adultes aussi.

Il est à craindre que l’argent investi dans la communication sur le développement durable par Michel DESTOT et Geneviève FIORASO au détriment de certaines associations et du Muséum d’Histoire Naturelle qui voit ses crédits diminuer d’année en année, ne signe l’hallali d’Eulalie et favorise la démagogie au détriment de la pédagogie.

Musee histoire naturelle Grenoble - Ecologie et developpement durable destot fioraso
Lettre 41 - Henri BAILE Grenoble