mercredi 16 décembre 2009

DL : Budget Grenoble, la droite dénonce « un confort de gestion » et le « cynisme de la majorité »

La droite dénonce « un confort de gestion » et le « cynisme de la majorité »

Pour la droite aussi, le vote du budget sera l'occasion d'attaquer. D'abord pour dénoncer, dit-elle, « le cynisme de la majorité de Destot qui ose se vanter qu'elle n'augmentera pas les impôts cette année. Encore .heureux, après les hausses de l'an passé! ». Mais aussi pour fustiger ce qu'elle appelle désormais, avec une toute nouvelle expression, « un confort de gestion ».

«Le luxe déployé pour certaines manifestations ... »

Matthieu Chamussy explique: « Nous avons fait quelques calculs qui montrent que la gestion de l'équipe Destot va en se dégradant. Entre le début de son 2e mandat et ce budget prévisionnel, on s'aperçoit que les lignes Fêtes et cérémonies, Voyages et déplacements, Frais de colloques et Publications sont passées de 925 000 à 2 560 000 euros. Ce différentiel entre 2002 et aujourd'hui ne peut pas se justifier. C'est juste du confort. Du confort aux frais du contribuable». Nathalie Béranger renchérit en déclarant « avoir plusieurs fois été choquée par le luxe déployé pour certaines manifestations. Pour la moindre inauguration de logements sociaux, on sort le champagne ».

De son côté Bernadette Cadoux entend dénoncer « toutes les publications qui accompagnent les grands projets grenoblois et qui atterrissent inexorablement dans la boîte aux lettres des Grenoblois. Sous couvert d'information et de pseudo concertation, la majorité inonde en fait la population de propagande». Un argumentaire qu'Henri Baile ne manque pas d'appuyer en lançant: « Et c'est d'autant plus inadmissible que cette paperasse cache bien souvent des vides. C'est bien connu: la communication veut souvent masquer l'inaction».

Mais ce n'est pas tout, la droite revient aussi sur son attaque leitmotiv: les frais de personnel et la « sur-représentation de la catégorie A dans les services municipaux». Pour elle, « trop d'encadrement tue le dynamisme et le véritable service public». M. Chamussy va même plus loin : « On condamne cette politique qui s'accompagne de charges lourdes. S'il y avait moins de penseurs rémunérés dans la grande tour de la mairie, il y aurait plus d'agents réellement dévoués aux services à la population». Et M. Baile de conclure: « On devrait aussi s'attaquer aux doublons entre certains services de la Ville et ceux de la Métro: il y a par exemple deux services économie. Impossible de nous faire croire qu'ils sont tous les deux utiles à la population puisqu'ils sont censés faire la même chose ... » Autant de remarques qui semblent annoncer un conseil municipal peut-être un plus agité que d'ordinaire.

Èv.M

ET L'ON REPARLE DE LA DETTE DE LA VILLE… Il y a peu de temps, dans nos colonnes, l'ancien maire de Grenoble Alain Carignon critiquait « la dégradation de la dette de Grenoble ». Un argument que brandit aujourd'hui à son tour l'opposition de droite municipale: «II faut d'abord admettre que cette dette est historiquement, et donc depuis très longtemps, élevée. Reste toutefois que contrairement à ce que dit le maire, elle ne s'est pas arrangée sous ses mandats successifs. Au contraire, depuis 1999, elle s'est même aggravée de près de 30 % en euros courants, soit une fois et demi plus vite que l'inflation. La responsabilité de Destot est donc clairement engagée. Et tout ça, c'est sans compter la dette de la Métro qui est énorme ».

Article du "Dauphiné Libéré" du 14 décembre 2009

lundi 7 décembre 2009

Alerte

Après les discours officiels du vernissage de l'exposition de Noël, j'ai abandonné Nathalie BERANGER, Bernadette CADOUX, Marguerite BON et Matthieu CHAMUSSY à leur visite, pour parcourir l'exposition avec mon ami, Hervé STORNY. Nous avions décidé d’ignorer le débat sur le beau ou la légitimité artistique, curieux de découvrir les jeunes artistes présentés par Yves AUPETITALLOT, le directeur du CNAC-MAGASIN, organisateur de l'événement dans ce lieu patrimonial de l'ancien musée. Ce bâtiment est l'un des témoins de l'histoire de Grenoble dans toute son acception, qu'elle soit événementielle, urbaine, sociale... A ce titre, je dois dire qu'il est inacceptable de le voir défiguré par cette rampe d'accès qui ressemble à un échafaudage et dont on nous impose l'"esthétique" depuis 14 ans... Tout comme il est honteux de la part de la municipalité de Michel DESTOT de l'abandonner dans un tel état de négligence et de décrépitude. Les désordres du bâtiment sont masqués par un filet tendu au plafond pour protéger les visiteurs des chutes de la verrière. L'ensemble se délite sous l'action du temps. Il est scandaleux de voir que des élus puissent prétendre parler de l'avenir d'une ville sans respecter et préserver le passé et les éléments qui la fondent.

dimanche 6 décembre 2009

Marché de Noël

Ce samedi 5 décembre, un déjeuner de travail et une après-midi studieuse nous ont réunis pour préparer le conseil municipal du lundi 14 décembre au cours duquel, Michel DESTOT fera voter le budget 2010 de la ville de Grenoble. Avec méthode et rigueur, Nathalie BERANGER, Marguerite BON, Bernadette CADOUX, Matthieu CHAMUSSY et moi-même avons analysé les comptes administratifs de la commune pour les exercices financiers antérieurs, la liste des subventions et les dépenses de communication... Ensuite, à 17 heures, nous sommes allés rendre visite aux commerçants grenoblois sur le Marché de Noël, place Grenette et place Victor Hugo, avant que de nous rendre tous les 5 au vernissage de l'exposition de travaux de jeunes artistes organisée par le CNAC-MAGASIN, dans l'ancien musée des Beaux Arts, place de Verdun.