lundi 31 mai 2010

Vernissage au CNAC Magasin

Dans le monde du vivant où l'homme fait figure de prédateur terminal, Marion LAVAL-JEANTET et Benoît MANGIN proposent un scénario d'anticipation ou l'artiste laisse la parole en suspens pour n'offrir que des oeuvres ayant trait au vertige existentiel de la disparition et de la mutation... Ce samedi 29 mai, Nathalie BERANGER, Marguerite BON, Matthieu CHAMUSSY et moi-même sommes venus à la rencontre de ces oeuvres et des deux artistes à l'occasion du vernissage de leur exposition au MAGASIN. Artistes et militants de la cause environnementale, ils regroupent un ensemble de pièces, nouvelles pour la plupart qui provoquent une véritable interrogation à laquelle j'en suis certain, les Grenoblois seront sensibles.

mardi 18 mai 2010

La posture révèle l’imposture

Le projet de rocade nord de Grenoble a fait l’objet, selon la loi, d’une enquête d’utilité publique. Le rapport de la commission d’enquête conclut d’une façon motivée, à l’unanimité des membres, le 22 mars 2010 à : « un avis défavorable à ce qu’il soit conféré le caractère d’utilité publique au projet de rocade, tel que défendu par le Conseil Général de l’Isère »

Vis-à-vis de ce projet, je n’ai pas compris quelle est la vraie position de Michel DESTOT, député maire ; de Geneviève FIORASO, députée, 1re vice président de la Métro ; et celle de la majorité municipale de Grenoble ?

- En 2001, candidat tête de liste aux élections municipales, allié aux écologistes, Michel DESTOT était CONTRE le projet de rocade.

- En 2008, candidat tête de liste aux élections municipales, débarrassé de ses alliés écologistes, nouvellement allié au Modem, il était POUR le projet de rocade.

- En 2010, à la lecture des conclusions du rapport de la commission d’enquête, on apprend que sans en informer son conseil municipal, à fortiori l’opposition, il a émis « des réserves sur le risque de coupure de la rocade nord sur la presqu’île ».

On s’aperçoit ainsi, au fil des calendriers électoraux et des circonstances que la posture de cette majorité ou de son député maire est celle du sauveur. Ils adoptent la technique bien connue du pompier pyromane…

Il est vrai que Michel DESTOT et Geneviève FIORASO n’ont jamais été avares d’attitudes paradoxales :

- Ils sont pour la protection de l’environnement. Ils ont cependant fait abattre, pour implanter le stade, une bonne partie du patrimoine végétal du parc Paul Mistral où ils ont ensuite fait transporter des tonnes de neige par camion, au mépris des règles les plus élémentaires de l’écologie.

- Au cours de la campagne municipale de 2008, ils ont déclaré vouloir défendre le pouvoir d’achat des Grenoblois… mais, sitôt élus, ils n’ont pas hésité à augmenter les impôts de presque 10 % en 2 ans sans parler de l’augmentation de la TEOM.

- Ils sont pour la protection du patrimoine mais ils abandonnent la Tour Perret à son délitement. Ils déclassent en 2005 la maison Joya pour la détruire dans le cadre d’un projet immobilier. Ils demandent en 2008 à ce qu’elle soit sauvée…

Il n’est donc pas surprenant qu’ils soient
CONTRE la rocade en 2001,
POUR en 2008,
et RÉSERVÉS en 2010.

On est en droit de leur rappeler que l’éthique de la vérité sert davantage la justice sociale et l’épanouissement personnel dont ils veulent se faire les chantres, que le lyrisme des discours ou l’instrumentalisation de l’attente des citoyens.

On a le devoir de leur faire observer qu’il est vain de se draper dans une posture de détenteurs de vérités, porteurs d’espoir au gré des circonstances, tant il est vrai que, in fine, la posture révèle l’imposture.

destot fioraso de longevialle - insecurite grenoble tout va bien
Lettre 45 - Henri BAILE Grenoble