lundi 6 septembre 2010
Sécurité : la droite grenobloise remonte au créneau
Par Henri BAILE, lundi 6 septembre 2010 à 14:22 :: Actualites
On avait bien pensé que le thème de la sécurité allait marquer la rentrée politique il Grenoble et que les événements de La Villeneuve occuperaient les débats du premier conseil municipal Mais la droite grenobloise n'aura pas attendu le 21 septembre, date de la session, pour remonter au créneau et demander des explications à Michel Destot.
« Les Grenoblois ne se sentent plus en sécurité»
Si Fabien De Sans Nicolas - président du président du groupe UMP, Majorité Présidentielle, Divers Droite, société Civile - a écrit une lettre offensive au maire, l'autre groupe nommé "Rassemblement pour Grenoble" à tenu une conférence de presse pour critiquer « I’Immobilisme de la majorité » mais aussi pour présenter ses propres propositions « afin de faire face à l'insécurité ». Bernadette Cedoux, Nathalie Béranger, Marguerite Bon, Henri Balle et Matthieu Chamussy ont déclaré: « Grenoble vient de vivre un été particulièrement douloureux et depuis, les Grenoblois ne se sentent plus en sécurité et ont un sentiment d'abandon. Oui ils se sentent abandonnés par une municipalité qui n'a pas pris une seule mesure depuis les événements de cet été, une municipalité qui n'a eu de cesse de reporter la faute sur les autres, sur l'État et même sur les médias comme en atteste la lettre que le maire a envoyée à ses concitoyens. Le ton est donné. M. Chamussy poursuit, toujours sur la même veine : en faut dire que Michel Destot s'est retrouvé bien isolé après les événements. Son adjoint à Sécurité, Jérôme Safar, a fait le service minimum et son adjointe Geneviève Fioraso s'est illustrée par son silence. Et les parlementaires du sud-Isère, pourtant tous socialistes, on ne peut pas dire qu'ils aient vraiment soutenu leur ami Michel Destot. »
Quant à la polémique née du discours dit de Grenoble, prononcé en juillet par le chef de l’État, M. Chamussy souligne que son groupe ne voit « aucun problème à une déchéance de nationalité dans les cas de meurtre ou tentative de meurtre sur un policier ou gendarme. Un cadre a été fixé et on peut s'y tenir. » Et de rajouter « Ce qui est dommageable, c'est que le maire se soit engouffré par ses déclarations, dans ces polémiques nationales, pour masquer son abscence d’actions dans sa propre ville. Les Grenoblois attendaient mieux de leur maire. » La rentrée politique grenobloise est donc bel et bien lancée.
Ce que "Le Rassemblement pour Grenoble" propose
Le groupe d'opposition" Rassemblement pour Grenoble" a sûrement retenu la leçon des derniers conseils municipaux où la majorité fustigeait une opposition « seulement critique », puisqu'il amène dès la rentrée, des propositions Pour faite face au problème de sécurité, Matthieu Chamussy annonce même des propositions "chiffrées" « qui pourraient être discutées lors du prochain débat d'orientations budgétaires et, pourquoi pas, inscrites dans le prochain budget municipal. » Les voici donc:
1 – une nouvelle inscription budgétaire de 300 000 euros pour la vidéosurveillance, doublant ainsi l'objectif actuel. 2 – Un recrutement de 20 policiers municipaux supplémentaires, soit 160 000 euros. 3 – Des moyens matériels supplémentaires pour la police municipale, avec une antenne délocalisée, soit 150000 euros. 4 – Une rallonge de 100000 euros à la Mission locale pour des actions prioritaires dans les quartiers difficiles.
Et le financement alors ?
M. Chamussy répond un argument déjà entendu mais auquel il semble tenir: Rien qu'avec la ligne "Fêtes et Cérémonies" on pourrait économiser 650 000 euros. Pour cela il nous suffirait de revenir au niveau de 2002 où les Grenoblois ne manquaient pas de fêtes. Or 650 000 euros, c'est exactement la moitié de la somme qu'il faut pour nos mesures sur la sécurité.

















