jeudi 2 septembre 2010

Les voisins de Madame DURAND

Devant la révélation de l’insécurité à Grenoble, le monde politique semble découvrir aujourd’hui, dans le quartier de la Villeneuve, à côté d’un nombre impressionnant de réussites de l’intégration, ceux qui ont été abandonnés par la nation, par leur pays d’origine et par leur famille.
Confrontés à cette situation, afin de ne pas manquer l’événement, certains élus s’égarent dans les formules, gloses et commentaires...

Mais ne nous laissons pas abuser par le sens des mots et la valeur des symboles.

Béate et angélique, la gauche grenobloise qui joue à diaboliser en permanence les questions qui touchent à la sécurité et à l’immigration, dès lors que c’est la droite qui en parle, ferait bien de méditer ces mots de Pierre BEREGOVOY s’adressant à François MITTERAND « Cher président, permettez-moi de rappeler la leçon apprise de mon enfance roturière : les victimes de l’insécurité, ce sont les pauvres, pas les nantis »…

Tout comme ceux qui tendent à transformer un naufrage social et l’insécurité en un débat sur le racisme et la xénophobie feraient mieux de rassembler la nation sur les vraies valeurs et le respect des lois qui sont la gloire et la grandeur de notre histoire.

Si la sécurité est un enjeu de justice pénale, elle est aussi un enjeu de justice sociale. Quelle que soit leur origine, ce sont toujours les plus fragiles et les moins favorisés qui en sont les premières victimes, ceux qui n’ont que peu d’espoir d’ascension sociale par les voies de l’excellence républicaine.



Dans nos quartiers, voisins de Monsieur DUPONT et de Madame DURAND, ils sont nombreux les Français issus de l’immigration à se retrouver dans cette catégorie et à partager ce difficile héritage.

Avant de gesticuler, il convient de relire les textes fondamentaux de notre vivre ensemble républicain : Le programme du Conseil National de la Résistance du 15 septembre 1944 que Charles DE GAULLE avait placé, à sa création, sous la présidence de Jean MOULIN. La Déclaration des Droits de l’Homme adoptée par l’assemblée générale de l’ONU, le 10 décembre 1948 ainsi que la Constitution du 4 octobre 1958 que le peuple français a approuvé par référendum le 28 septembre de cette même année.

Face à l’ardente obligation de lutter contre les voyous, la violence et l’insécurité, évitons de cultiver le ressentiment et la haine avant qu’ils ne deviennent le dernier ciment du contrat social. Oui, il faut rétablir l’ordre républicain, sans angélisme.

Non, on ne tresse pas la mèche du fouet avec le brin sécuritaire et celui de l’identité nationale. On ne touche pas, fût-ce par ruse ou tactique, à certains principes, sinon c’est le socle de la République, ce bien commun de tous les Français qui se met à vaciller.

À Grenoble, si les élus, quels qu’ils soient, veulent bien se souvenir de cela, ils feront honneur à leur mandat. Sinon, ils courent le risque de n’être que de bien tristes agitateurs de formules… On ne répond pas à des questions graves par des coups de menton. Les faits sont suffisamment inquiétants pour qu’ils ne soient pas parasités par des considérations politiciennes.

Dans ces circonstances, il nous appartient de trouver cette difficile alchimie, le chemin qui mène à la raison, à la sérénité et à la paix sociale. À nous, en concertation avec les militants associatifs et les institutions, de transformer au nom de la nation, les enfants de ceux qui sont venus chercher refuge chez nous, tous les enfants, en héritiers de la République.


quartier la Villeneuve Grenoble : destot insecurite et abandon social
Lettre 47 - Henri BAILE Grenoble

vendredi 23 juillet 2010

L'heure est grave

Finie la retraite aux flambeaux. Les feux d’artifice du 14 juillet dans le parc Paul Mistral à peine éteints, un quartier de Grenoble : la Villeneuve, s’embrase. Un 14 juillet que l’on voudrait garder dans son cœur avec son sens originel de lutte contre l’injustice et les inégalités. Un 14 juillet de fraternité avec ses bals populaires, ses lampions et ses retraites aux flambeaux. Une fête qui donne une âme à la France et lui fait prendre conscience d’elle-même à travers les devises de sa République : liberté, égalité, fraternité.

Mais ne nous laissons pas abuser par le sens des mots et la valeur des symboles.

Ces 3 mots n’existent pas s’ils ne sont pas précédés du mot sécurité. La sécurité des personnes et des biens est en effet une des conditions nécessaires à l’exercice des libertés individuelles et collectives. Notre déclaration des Droits de l’Homme le rappelle. Tout individu a le droit de pouvoir se déplacer et vivre en toute quiétude, sans craindre pour sa vie ou pour ses biens.

À la Villeneuve, 80 voitures des habitants du quartier ont été incendiées, un tramway caillassé, trois gros véhicules de chantier détruits, deux centres de formation et plusieurs commerces ont été pillés par des «jeunes» nous dit la presse.
On est en droit de s’interroger sur cette usurpation sémantique… les vrais jeunes n’ont rien fait pour mériter ce qualificatif. Arrêtons la langue de bois.

En fait, on se trouve en plein scénario de guerre ou le politiquement correcte protège des agresseurs défiant les valeurs de la démocratie et de la civilisation.

Si l’on accepte de lier le sort d’un gangster s’attaquant au fusil-mitrailleur à une salle de casino remplie de clients, à des revendications sociales ou politiques, si l’on accepte l’usage d’armes à feu contre la police, nous aurons cessé d’être. Nous aurons cessé d’exister en tant que démocratie et société civilisée.
Que signifie un « Grenelle de la Sécurité Urbaine » ou des « Assises de la Sécurité » sinon du verbe et de nouvelles périphrases pour nier la réalité ?

Ce qui s’exprime aujourd’hui à la Villeuneuve, c’est le défi qui est lancé aux institutions, à ses juges, à ses partis politiques et à chacun d’entre nous.

Le temps n’est plus à la langue de bois. L’heure est grave pour ceux qui croient encore à la République.

quartier la Villeneuve Grenoble : l'heure est grave Michel Destot
Lettre 46 - Henri BAILE Grenoble

mardi 19 janvier 2010

Illusionnistes

« Tous les jours, à tous points de vue, tout va de mieux en mieux à Grenoble ». C’est le message distillé en ce début d’année 2010 par les deux députés, Geneviève FIORASO, première vice-présidente de la MÉTRO et Michel DESTOT, maire de Grenoble. Si vous êtes saisi par le doute, la formule est à répéter les yeux fermés, trente fois par jour, matin et soir. Si après cet exercice, vous avez toujours des difficultés à partager cette allégation, l’aide d’une cordelette à nœuds est recommandée…

De Chorier-Berriat au Village Olympique, en passant par Malherbe, Grands boulevards, Eaux claires, Championnet ou Notre Dame, quels que soient les quartiers, vous croiserez en effet des habitants qui vous diront :

« Nous payons cette année, malgré les promesses, des impôts exorbitants, dans une ville au cadre de vie de plus en plus dégradé par un urbanisme assassin, la souillure des tags sur l’espace public, une insécurité qui ne cesse de croître ».

Vous vous surprendrez alors à douter… Pour illustrer leur propos, ils vous diront que : - les rendez-vous nocturnes agités du Jardin de Ville rendent le sommeil des riverains de plus en plus aléatoire… la traversée du théâtre à la place grenette, le soir, de plus en plus périlleuse. - il devient dangereux de lever les yeux aux arrêts de tramway ou dans les rames et croiser des regards qui deviennent rapidement provocateurs, hostiles et agressifs. - la place du Tribunal est devenue un monument aux morts, minéralisée, blafarde, stérilisée comme la place de Gordes. Les terrasses envahissent l’espace public, le chevet de l’église Saint-André est devenu une vespasienne.

Ils vous parleront de l’opération commando, samedi 9 janvier 2010 à Grand-place, chez « GO SPORT », où une trentaine d’individus, dont certains cagoulés, ont tenté de voler des articles du magasin… Vous mettrez fin à leur inquiétude en leur confirmant qu’une enquête est ouverte…

Surtout, n’hésitez pas à les rassurer en leur disant : « Dormez, braves gens, les marchands de verbe veillent sur vous ! »

Ils vous rétorqueront que pendant leur sommeil, les automobiles brûlent dans l’indifférence, sous couvert de banalité… Durant le seul mois de décembre 2009, dix-sept voitures ont été brûlées dans les quartiers Capuche-Reynies-Les Granges : deux véhicules rue Léo Lagrange, deux véhicules rue Chateaubriand, deux véhicules rue Jacquard, un véhicule rue Jean Giono, deux véhicules rue des Artilleurs de montagne, un véhicule rue Louvois, six véhicules rue Général Mangin, et un véhicule rue Franklin. Ils vous diront que si « tous les jours, à tous points de vue, tout va de mieux en mieux dans notre ville », les habitants s’interrogent. Ils demandent à Michel DESTOT, maire de Grenoble et à sa majorité municipale d’assurer le maintient de l’ordre et faire respecter les lois de la République. Si vous n’arrivez toujours pas à les persuader que « les marchands de verbe veillent sur eux », si vous avez une crise de foi… Confessez-leur qu’à force de jouer les magiciens, les marchands de verbe sont devenus illusionnistes.

destot fioraso de longevialle - insecurite grenoble tout va bien
Lettre 43 - Henri BAILE Grenoble

samedi 24 octobre 2009

À l'épreuve de la réalité

En 2008, les électeurs ont cédé au chant des sirènes. Ils se sont laissés prendre au mirage et à la séduction d’un discours aux saveurs de miel tenu par Michel DESTOT, Geneviève FIORASO, Philippe de LONGEVIALLE et leurs amis réunis. L’habileté sémantique ne saurait longtemps faire illusion, tromper le bon sens et masquer les réalités. Il suffit d’observer les faits :

« FACE AU DÉFI DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE, NOUS VOULONS FAIRE DE GRENOBLE UN MODÈLE DE VILLE ÉCOLOGIQUE » PROCLAMAIENT-ILS…
En réalité, après avoir abattu les arbres du Parc Paul Mistral, ils ont transporté de la neige en camions, depuis l’Alpe d’Huez, pour créer une piste artificielle de ski en cœur de ville (2 millions d’euros dépensés pour trois jours) alors qu’elle tombe naturellement sur Belledonne la Chartreuse et le Vercors.

ILS AFFIRMAIENT VOULOIR « FAVORISER LA DIVERSITÉ CULTURELLE »…
En réalité, après avoir supprimé sans autre forme de procès le festival de théâtre Européen dans sa 20e année, ils ont pratiquement abandonné le projet du musée Stendhal.

ILS DISAIENT VOULOIR « AGIR POUR LE POUVOIR D’ACHAT »…
En réalité, les impôts locaux augmentent en 2009 : +9 % sur la taxe d’habitation et foncière, +15 % sur la TEOM (Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères).

ILS PROMETTAIENT DE « PROMOUVOIR LA SOLIDARITÉ DES GÉNÉRATIONS, INITIER UN PLAN D’ACTION POUR LA VIE SOCIALE DES PERSONNES ÂGÉES »…
En réalité, les élus socialistes ont voté au Conseil Syndical du SMTC la suppression de la carte émeraude, mise en place par Hubert DUBEDOUT, qui permettait aux plus de 65 ans de bénéficier de la gratuité des transports en commun.

ILS SOUHAITAIENT « DONNER UNE COHÉRENCE GLOBALE AUX OUTILS EXISTANTS DE DÉMOCRATIE LOCALE ET EXPÉRIMENTER DE NOUVEAUX MODES DE PARTICIPATION CITOYENNE »…
Effectivement, l’enveloppe financière « communication de la mairie », englobant les chapitres réceptions, fêtes et cérémonies, insertions et annonces est passée de 2 131 692 € en 2007 à 4 365 509 € en 2008… Le budget « fêtes, cérémonies et réceptions » avait déjà augmenté de 40 % de 2000 à 2007, soit 3 fois le montant des subventions accordées par la ville pour les ravalements de façades en 2009, alors que les subventions de fonctionnement des Unions de Quartiers sont discutées à l’euro près par le pouvoir municipal… Ils auraient dû préciser que la « cohérence globale » c’est en réalité le soliloque…

À travers les faits, le discours aux saveurs de miel commence à prendre un goût amer à l’épreuve de la réalité.

destot fioraso de longevialle - promesses non tenues
Lettre 43 - Henri BAILE Grenoble

vendredi 25 septembre 2009

Sur l'air des lampions

En pleine crise économique, alors que le chômage bondit, Michel DESTOT Député–Maire et Geneviève FIORASO, Adjointe au Maire et Député de la 1re circonscription ont augmenté les impôts locaux 2009, hissant Grenoble au palmarès des villes pour la hausse de la taxe d’habitation ! Ce qui se traduira par une perte de pouvoir d’achat pour de nombreux ménages…

Grenoble se trouve aujourd’hui parmi les villes qui ont le plus augmenté, à la fois la taxe foncière payée par les propriétaires et la taxe d’habitation acquittée par les locataires et les propriétaires occupants.

Pour ces deux impôts la hausse est en moyenne de 193 euros… Comme si les revenus des administrés croissaient au même rythme.

Loin des envolées lyriques qu’avaient ponctuées leurs adresses aux électeurs de Grenoble ou ceux de la 3e et 1re circonscription, pendant leurs campagnes municipales et législatives, Geneviève FIORASO et Michel DESTOT livrent aujourd’hui un discours qui vise à accuser les autres ou dénoncer la conjoncture économique pour s’exonérer de leurs responsabilités, masquer leur manque d’anticipation des événements et l’abandon de leurs engagements sur le pouvoir d’achat…

Ils tentent de motiver leur décision par la baisse des droits de mutation, la hausse des frais financiers et les désengagements de l’État.

Ils oublient que :

1 - L’État compense intégralement les transferts de charges.
2 - Pendant les huit années de hausse des prix des logements, la ville a engrangé des millions d’euros en « excédent ».
3 -Si les frais financiers accusent aujourd’hui une hausse, ils étaient plus bas ces dernières années. Les opportunités ne manquaient donc pas de renégocier la dette en prévision de l’avenir…

Une bonne gestion et le bon sens auraient imposé de maîtriser les dérapages des effectifs, les frais de communication et de protocole, d’arrêter les doublons d’activité avec la métro dont Geneviève FIORASO est par ailleurs première vice-présidente, car ils se traduisent par une inflation des dépenses.



Plutôt que de chercher de nouvelles recettes en augmentant la fiscalité des grenoblois ils pouvaient s’interroger sur les économies à proposer pour équilibrer le budget !

Évidemment il est plus simple d’accuser les autres de tous les maux, de se poser en chantre de l’innovation en chantant « tout va très bien Madame la Marquise » sur l’air des lampions… mais pour nous, entre l’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères et celle de la taxe foncière et de la taxe d’habitation, tout ne « va pas si bien Madame la Marquise ».

Augmentation taxe d'habitation et impots fonciers Grenoble
Lettre 42 - Henri BAILE Grenoble

mardi 1 septembre 2009

L'hallali d'Eulalie

L’été est le temps d’une réflexion apaisée, sur nous-mêmes, la société, la ville où nous vivons et ceux qui l’animent.

À Grenoble on observe que le Parti Socialiste et ses nouveaux amis du Modem ont endossé le costume de la séduction. Ils se drapent de plus en plus dans une posture esthétique ou le verbe et les attitudes l’emportent sur les actes. La forme prime sur le fond. Ils ne ménagent ni leur peine ni nos impôts à se complaire dans une écologie de salon au travers d’évènements médiatisés, campagnes d’affichage ou conférences de presse…Ils nous parlent de « développement durable », oxymore issu du langage technocratique qui vise à nous rendre politiquement correct, un discours qui masque l’insuffisance de leurs initiatives et à les déculpabiliser….Alors que le problème d’un responsable politique n’est pas de se sentir coupable ou non coupable mais responsable face à l’ignorance. Or notre ignorance sur le fonctionnement des écosystèmes est hallucinante.

Nous prétendons nous intéresser à un environnement que nous ne connaissons pas. Il y a peu de cours de botanique, peu de cours de minéralogie ou d’entomologie…Nous sommes au courant du réchauffement climatique parce qu’il y a beaucoup de médiatisation de cette question, mais pour le reste,la politique développée par Michel DESTOT et Geneviève FIORASO n’offre ni le solfège ni l’alphabet de la connaissance en matière d’environnement et d’écologie.

Nous ne connaissons pas la ville qui est le lieu de la diversité, de certaines espèces qui s’y réfugient abandonnant la campagne ou elles ne trouvent plus leur nourriture, chassées ou soumises aux pesticides. Nous connaissons mal la géologie des trois massifs qui nous entourent, leur faune, leur flore.

S’il est un lieu à Grenoble dont la vocation, le savoir faire et les qualités pédagogiques ne sont plus à démontrer c’est bien le Muséum d’Histoire Naturelle symbolisé par Eulalie. Malheureusement, ses moyens en personnel stagnent ou diminuent, ses capacités de travail pédagogique et de diffusion des savoirs en direction des publics scolaires ou adultes aussi.

Il est à craindre que l’argent investi dans la communication sur le développement durable par Michel DESTOT et Geneviève FIORASO au détriment de certaines associations et du Muséum d’Histoire Naturelle qui voit ses crédits diminuer d’année en année, ne signe l’hallali d’Eulalie et favorise la démagogie au détriment de la pédagogie.

Musee histoire naturelle Grenoble - Ecologie et developpement durable destot fioraso
Lettre 41 - Henri BAILE Grenoble

vendredi 3 juillet 2009

Assis sous son figuier

Le 29 mai 2009, en séance du conseil de communauté de la Métro, au sein duquel Geneviève FIORASO, député et adjointe au maire de Grenoble siège en qualité de Vice-présidente, a été présentée une délibération de « régularisation de l’attribution de compensation des communes de Grenoble, Sassenage et Veurey, pour 2010 » en rapport avec la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM)…

De quoi s’agit-il ?

La ville de Grenoble demande pour 2010 à la Métro de récupérer 800 000 € dans le cadre de la répartition du coût du service de la collecte des ordures ménagères. La collecte des ordures ménagères dans l’agglomération est en effet assurée par la Métro. Elle se traduit pour le contribuable par le paiement de la TEOM.

Cette demande des communes entraîne, par voie de conséquence, une nouvelle augmentation de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères de 10 % supplémentaires. Elle permettra à la ville de Grenoble d’augmenter ses recettes de 800 000 €. C’est un vrai tour de passe-passe financier pour lequel Geneviève FIORASO partage une double responsabilité au travers de ses deux mandats de Vice Présidente et de maire adjoint.

Certes c’est le choix et la décision des communes… mais depuis 3 ans, la commune de Sassenage, elle aussi concernée par cette délibération, n’a pas augmenté ses taux d’imposition. Elle a même baissé sa taxe d’habitation de 15 % en 2008…

Alors que Michel DESTOT et Geneviève FIORASO ont déjà augmenté les taux d’imposition de 9 % en 2009, les Grenoblois verront aussi augmenter leur Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères en 2009 et en 2010, mécaniquement, par le simple fait qu’en voulant récupérer ces 800 000 €, la ville de Grenoble imposera une révision du taux de convergence, donc l’augmentation de la TEOM pour tous les contribuables des communes membres de la Métro.

C’est donc un véritable exercice d’application de la « double peine » en matière d’impôt auquel se livre Geneviève FOIRASO.

Cette demande génère une augmentation supplémentaire de la TEOM pour les Grenoblois sans pour autant qu’ils bénéficient d’une baisse de la fiscalité locale, grâce à cette recette exceptionnelle de 800 000 € qui entre dans les caisses de la ville. Les Grenoblois paient donc deux fois.

Ils ont déjà supporté +15 % d’augmentation de la TEOM en 2009, +9 % d’augmentation de la fiscalité locale et l’avenir leur réserve de nouvelles surprises… pendant ce temps-là, Michel DESTOT et Geneviève FIORASO jouent la scène du sage assis sous son figuier.

TOEM principe de la double peine - double imposition merci destot fioraso
Lettre 40 - Henri BAILE Grenoble

mardi 2 juin 2009

Le 7 juin 2009, mobilisons-nous…

Le scrutin du 7 juin arrive à un moment clé pour l’histoire de l’Union. L’Europe est en effet frappée de plein fouet par la plus violente crise économique depuis la déflation des années trente et doit faire face à tous les risques de ce XXIe siècle : regain de l’impérialisme russe adossé à l’arme énergétique, terrorisme, menace pour l’environnement et réchauffement climatique. Il est accompagné d’un déchaînement de la démagogie de l’extrémisme et du risque d’abstention…

Le 7 juin prochain, il y aura 13 députés européens à élire dans la circonscription du grand Sud-Est, comme en 2004. Ce scrutin est donc très important pour nous.

Françoise GROSSETÊTE conduit la liste U.M.P-Nouveau Centre. Elle à l’expérience, la légitimité et l’énergie qu’exige l’exercice du mandat de Député européen.

L’élection se fait au scrutin proportionnel à la plus forte moyenne. Le seuil d’éligibilité est fixé à 5 %. Ce mode de scrutin est défavorable aux grands partis qui doivent mobiliser fortement pour faire plusieurs élus.

En effet, plus y a de listes, moins les grands partis obtiendront d’élus, car avec ce mode de scrutin, chaque liste qui aura plus de 5 % des voix est quasi assurée d’avoir un élu.

C’est pourquoi nous devons rassembler et inciter à aller voter. Nous avons besoin de faire un score élevé et d’arriver en tête des voix pour obtenir plusieurs Députés européens.

C’est d’autant plus important que ce scrutin doit aussi permettre de donner une large majorité au Président de la République pour le conforter dans ses actions européennes et internationales, après les succès de la Présidence française de L’UE, du G20 à Londres et du sommet de l’OTAN à Strasbourg.

Nous devons donc créer les conditions d’une dynamique électorale à Grenoble et en Isère, derrière Françoise GROSSETÊTE.

Pour avoir été son colistier, avoir accompagné sa campagne en 2004 et suivre régulièrement son action au parlement de Strasbourg, je veux témoigner. Je veux vous dire que nous pourrons être fiers si elle est en tête, à Grenoble et en Isère, le soir du 7 juin, devant la liste soutenue par Michel DESTOT et Geneviève FIORASO.

Alors mobilisons-nous, mobilisons tous nos amis pour aller voter le 7 juin !

Autres liens : www.europa.eu, unis dans la diversité

Elections europeennes juin 2009 Grenoble - francoise grossetete
Lettre 39 - Henri BAILE Grenoble

lundi 1 juin 2009

Pan, pan CLUQ, CLUQ …

Après l’échec de la « Charte de la Démocratie Locale » qui n’a pas été signée par les Unions de Quartiers de Grenoble, assistons-nous aujourd’hui à une « fessée publique » administrée par un pouvoir municipal spécialiste du double langage ?

Les deux parlementaires Michel DESTOT, député-maire, et Geneviève FIORASO, maire-adjoint, député de la 1ère circonscription se veulent les chantres de l’écoute, du dialogue et de la concertation…

Ils n’ont cependant inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal de Grenoble du 19 mai 2009 que le quart de la subvention annuelle du Comité de Liaison des Unions de Quartiers (C.L.U.Q.), privant ainsi son Président, Mathieu MAUVAIS, de 75 % de ses besoins financiers, mettant en péril le fonctionnement de l’association par manque de trésorerie…

Interlocutrices privilégiées de la municipalité, depuis qu’Hubert DUBEDOUT, en 1976, les avait institutionnalisées, les Unions de Quartiers, au travers du C.L.U.Q, paient-elles aujourd’hui le prix de leur indépendance politique ?

Est-ce une sanction au regard de leurs prises de position contre la Charte de la Démocratie Locale rédigée sous la férule de la Municipalité ?

Est-ce une tentative d’asphyxie financière d’un mouvement associatif qui joue un rôle historique et fondamental à Grenoble ?

Leur indépendance, leur représentativité et leur expérience du débat posent, en effet, les Unions de Quartiers en interlocuteurs pertinents du pouvoir politique, bien plus que les Conseils Consultatifs de secteurs coprésidés par des élus de la majorité municipale…

Est-ce parce que Mathieu MAUVAIS, candidat aux élections municipales en 2008 sur la liste MODEM, qui a fait alliance au 2e tour avec Michel DESTOT pour une « Nouvelle Majorité d’Ouverture », aujourd’hui Président du CLUQ, entretient contre son mentor des velléités de «Démocratie Locale renouvelée», qu’une petite semonce lui rappelle qui est le chef et qui tient les cordons de la Bourse ?

Ne vous y trompez pas, cette sorte de «fessée financière» est bien plus qu’un simple «pan, pan, cluq, cluq». Elle est une défiance vis-à-vis des Unions de Quartiers, une mise au ban de leurs représentants, un déni de démocratie et l’illustration d’une politique en trompe l’œil ou la séduction du verbe masque le cynisme des actes…

L’augmentation de la fiscalité dès le budget 2009, malgré les engagements de campagne, en a été la première illustration !

Laisser Michel DESTOT et Geneviève FIORASO asphyxier financièrement le CLUQ, c’est accepter le bâillon sur la bouche de la démocratie municipale.

CLUQ union de quartier grenoble deni de democratie - destot fioraso
Lettre 38 - Henri BAILE Grenoble

jeudi 9 avril 2009

Le rôle du chaisier ou de la chaisière

Le récent rapport BALLADUR propose une grande réforme de l’organisation administrative des territoires. Si ce projet aboutit, nous pouvons espérer mettre un terme à la confusion créée par le mille-feuille institutionnel actuel et installer une gouvernance politique et fiscale mettant un terme aux gaspillages et aux doublons.

Je me félicite de la priorité qui est donnée au renforcement des intercommunalités. Elle aura le mérite de reconnaître au phénomène urbain le droit d’organiser l’espace autour de lui. Clarifier la carte de ces territoires sur le plan national, leur transférer certaines compétences des départements et consolider leur statut de collectivités territoriales, sont des pistes de progrès fondamentales. Instaurer l’élection des organes délibérants des EPCI à fiscalité propre au suffrage universel direct, en même temps et sur la même liste que les conseillers municipaux, me paraît rendre au citoyen la responsabilité de ses choix en terme de représentation.

En janvier dernier, l’Association des maires des grandes villes de France présidée par Michel DESTOT, avait elle-même rendu publique sa vision d'une réforme territoriale, qui consistait également à renforcer le rôle des métropoles en France.

Mais voilà, les socialistes craignent de perdre leur assise locale. Majoritaires à la tête des départements et des régions, ils ne veulent pas d’une réforme qui conduirait à réduire le nombre d’élus locaux.

Comment dès lors adopter la ligne de son parti quand celle-ci s’oppose aux intérêts que l’on défend ?

Entre Michel DESTOT et ses amis socialistes va peut-être s’engager un délicat ballet ?

Jean-Jack QUEYRANNE, président du Conseil Régional Rhône Alpes, André VALLINI, président du Conseil Général de l’Isère, Didier MIGAUD, président de la Métro, Michel DESTOT maire de Grenoble et Geneviève FIORASO, député de la 1ère circonscription, adjointe au maire de Grenoble et vice préisdente de la Métro sont tous socialistes.

Ils appartiennent tous à la même famille politique qui prétend défendre le service public et le pouvoir d’achat des citoyens… Michel DESTOT l’a même promis dans la dernière campagne des élections municipales.

Voilà une belle occasion pour eux de se mettre d’accord et d’honorer leurs engagements. Ils pourront réduire le mille feuille institutionnel, réduire la dépense publique et donc l’impôt des grenoblois…

Le débat local va être intéressant à suivre…

Au jeu des chaises musicales, il donnera l’occasion de vérifier si personne n’est assis entre deux chaises et surtout qui tiendra le rôle du chaisier ou de la chaisière ?

’organisation administrative des territoires
Lettre 37 - Henri BAILE Grenoble

lundi 15 décembre 2008

Écologie et Développement Durable

Vous n’avez pas lu les programmes électoraux de Michel DESTOT, Geneviève FIORASO et Didier MIGAUD ? Vous n’avez pas entendu leurs grandes déclarations en faveur de l’environnement, de la protection de la planète et du développement durable ?:

Vous avez vu, je l’espère, les Jeux de Neige dans le Parc Paul Mistral… ou du moins ce qu’il reste du parc après la construction du stade des Alpes… et le gigantesque tremplin sur la place de Verdun.

Vous n’avez pas vu les canons à neige et la débauche de projecteurs consommant des milliers de litres d’eau et des millions de watts pour fabriquer et éclairer de la neige artificielle en plein cœur de ville les 4, 5 et 6 décembre, alors qu’elle tombe naturellement tout autour de Grenoble sur Belledonne, le Vercors et la Chartreuse ?

Alors vous ne pouvez pas comprendre pourquoi les impôts vont augmenter de 11 millions d’euros à Grenoble.

Vous ne pouvez pas comprendre pourquoi Didier MIGAUD, Président de la Métro propose de faire figurer au budget 2009, pour la première fois depuis la création de la communauté d’agglomération, une fiscalité sur les ménages, donc l’instauration d’un nouvel impôt, et l’augmentation du coût de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères pour les habitants des communes de Corenc, Grenoble, Meylan et La Tronche… Pour ne parler que de celles de la première circonscription.



Ce que vous ne savez peut-être pas non plus, c’est que le budget de fonctionnement du Muséum d’Histoire Naturelle de Grenoble n’augmentera pas en 2009, alors qu’il stagne depuis 6 ans !

Il a donc déjà été réduit de 6 fois l’inflation, soit au moins 10 % Et pourtant, au côté de La Maison de la Nature et de l’Environnement, le Muséum d’Histoire Naturelle est un très bel outil de sensibilisation à l’environnement, un formidable facteur d’éducation.

Dans l’expression « histoire naturelle », le mot histoire renvoie à celle de notre planète et celle de la vie… Ses ateliers pédagogiques sont un lieu ressource extraordinaire pour le développement personnel de nos enfants. Ils contribuent à former des citoyens écologiquement responsables… Témoin de la diversité du monde minéral, végétal et animal, le Muséum permet une approche des sciences de la vie, de la terre et de l’univers.

En lieu et place des discours sur l’environnement de Geneviève FIORASO, Michel DESTOT, Didier MIGAUD, ou André VALLINI Président du Conseil général, Le Muséum devrait être le fer de lance d’une politique de communication en faveur du respect de l’environnement et du développement durable.

C’est au Muséum d’Histoire Naturelle que les millions d’euros engagés dans les animations et la fabrication de neige artificielle au sein du parc Paul Mistral ou place de Verdun, les 4, 5 et 6 décembre 2008 auraient dû être affectés, au service de l’éducation des générations futures.

Les Députés socialistes de l’Isère, à l’occasion des Jeux de Neige, ont été pris en flagrant délit de gaspillage des ressources et de double langage. Il leur est, semble-t-il, plus facile d’adopter des attitudes incantatoires en faveur de l’environnement, de se draper dans des postures de promoteurs du développement durable, plutôt que d’inscrire dans les budgets qu’ils gèrent, les crédits nécessaires au fonctionnement du Muséum d’Histoire Naturelle de Grenoble…

Mairie Grenoble :augmentation impots grenoble demagogie et fausses promesses
Lettre 36 - Henri BAILE Grenoble

vendredi 5 décembre 2008

Entre démagogie et fausses promesses

En mars 2008, Michel DESTOT, candidat aux élections municipales, au côté de Geneviève FIORASO, s’engage à ne pas augmenter les impôts locaux. Il déclare vouloir « agir pour le pouvoir d’achat » Maire de Grenoble, le lundi 17 novembre de cette même année 2008, il ouvre le conseil municipal et le débat préparatoire au vote du budget de notre ville, en ces termes :

« Le budget 2009 de la ville de Grenoble sera plus prévisionnel que jamais, parce que personne, aujourd’hui, n’est capable de mesurer l’impact de la crise en matière économique et sociale… ce sera un budget de solidarité, parce que je ne veux pas réduire la voilure au niveau des services rendus aux habitants, ni réduire le personnel communal en le précipitant vers le chômage… » Et il propose une augmentation de 9 % des taux, soit 11 millions d’euros supplémentaires d’impôt ! Son premier Adjoint argumente en évoquant les conséquences de la décentralisation et les désengagements financiers de l’État…

Or, la décentralisation, ce n’est pas le recul de l’action publique, pas plus que l’augmentation des impôts locaux. C’est un cadre juridique qui revêt un caractère constitutionnel et organique. Il offre aux collectivités locales les moyens d’un exercice autonome de leurs compétences sur leur territoire.

Il leur donne l’initiative, reconnaît la légitimité politique des élus régionaux, départementaux, communaux et communautaires… donc à Michel DESTOT, Geneviève FIORASO ou Didier MIGAUD, à chacun dans l’exercice de son mandat.

Il convient de rétablir la vérité, ne pas laisser les messages déformants se propager dans les esprits, ne pas se laisser abuser par des graphiques en couleur.

Un an après les élections régionales, les élus socialistes avaient déjà justifié la hausse de la fiscalité en accusant l’État de ne pas avoir assuré les transferts financiers qui s’imposaient… à peine un an après les élections municipales on les découvre entonnant le même refrain à propos de la fiscalité 2009, oubliant leurs engagements.

Pour éviter à Michel DESTOT de trahir ses promesses de campagne, conserver « la qualité des services aux Grenoblois, traverser la crise, préserver le personnel communal », plutôt que d’augmenter les impôts, nous pourrions lui suggérer de:

- Réduire le train de vie de la commune en matière de réceptions de prestige. - Quitter cette passivité face à André VALLINI, président socialiste du Conseil général de l’Isère qui a réformé les aides à l’investissement, sans tenir compte des spécificités inhérentes à la ville centre d’agglomération. - Arbitrer les projets portés par ses adjoints afin d’éviter les empilements, la perte d’efficience et la pléthore de cadres dirigeants. - Construire une véritable intercommunalité et ne plus laisser doublonner les services administratifs… alors que la compétence économique a été transférée à la Métro, le service économie de la ville compte encore près de 40 personnes… - Ne recruter que des titulaires de la fonction publique a la ville de Grenoble. Ils seront ainsi protégés par leur statut, le Maire ne les « précipitera » pas vers le chômage…

Certes, personne n’est capable, aujourd’hui, de mesurer l’impact exact de la crise en matière économique et sociale… Elle est là, elle crée des inquiétudes. Pendant ce temps, Michel DESTOT augmente les impôts locaux de 11 millions d’euros… c’est sans doute sa manière de préserver le pouvoir d’achat des Grenoblois et de tenir ses promesses ?

Mairie Grenoble :augmentation impots grenoble demagogie et fausses promesses
Lettre 35 - Henri BAILE Grenoble

lundi 10 novembre 2008

La princesse aux pieds nus

Côté cour, les socialistes se déchirent. Côté jardin, ils se rassemblent pour tenter d'expliquer leurs dérives de gestion à la tête des exécutifs locaux par les retraits financiers de l'État… Dans ce contexte, maire adjoint à la ville de Grenoble et première vice-présidente de La Métro, depuis que le combat fratricide entre Richard CAZENAVE et Alain CARIGNON lui a offert la première circonscription de l’Isère sur un plateau d’argent, Geneviève FIORASO arpente l’espace médiatique, chaussée de bottes de sept lieues….

Elle masque par cet artifice les financements hypothétiques de grands projets à travers le prisme d’une vision plus virtuelle que prospective… Il suffit pour l'illustrer, d’analyser à la veille du vote des budgets 2009, les perspectives d'évolution financières des deux collectivités embrassées par notre députée. L’esprit des projets est terrassé par des bilans financiers en capilotade qui hypothèquent l’avenir.

Pour la Métro, le prévisionnel 2008 s'est inscrit dans la continuité des budgets précédents : des dépenses de fonctionnement en hausse. Des recettes augmentées de 3,5 % et des dépenses en progression de 5,0 %. L'essentiel de la ressource de la taxe professionnelle allant au service de la dette, soit 84 % de l'augmentation du produit… et pour la première fois, un montant des intérêts de la dette supérieur à celui du remboursement du capital…

À ce jour, le ratio qui mesure la capacité de désendettement d’une collectivité locale est déjà de 18,4 années pour la Métro… or, les experts financiers estiment qu'au-delà de 10 années, la zone rouge commence !

Pour la ville de Grenoble, l’avenir n’est pas plus radieux. Le maire, Michel DESTOT a évoqué à diverses reprises la probable croissance de l’impôt. Lors du conseil municipal de juillet 2008, il a choisi délibérément d’augmenter la dette…

En octobre de cette même année, lors du vote de la décision modificative budgétaire numéro 2, il a proposé de financer une partie des suppléments de dépenses de fonctionnement par une diminution de l’autofinancement des investissements.

Dans ce contexte, affranchi de toute logorrhée, il devient légitime de s’interroger sur le financement des grands projets :

- Les exécutifs socialistes vont-ils augmenter les taux d’imposition à la Ville et à la Métro ? - Vont-ils augmenter la taxe d’habitation et la taxe foncière des Grenoblois par l’instauration de la fiscalité mixte à la Métro ? - Vont-ils voter à la Métro l’augmentation du taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ? - Vont-ils différer les investissements en prétextant la crise ?

Lorsque sonneront les douze coups de minuit de l’année 2009, les bottes de sept lieues de la députée Geneviève FIORASO vont-elles se transformer en pantoufles et abandonner sur le bord du chemin médiatique une princesse aux pieds nus, ou verrons-nous exploser la fiscalité de la Ville et de la Métro ?

Genevieve fioraso - la princesse aux pieds nus
Lettre 34 - Henri BAILE Grenoble

lundi 29 septembre 2008

La guerre des ROSES

Voici la fin de l’été. C’est la période des élections qui s’achève, avec ses passions, ses espoirs et ses déceptions. C’est le vrai début du troisième mandat de Michel DESTOT, mon premier mandat en qualité de Conseiller Municipal. Certes, il aura été plus motivant d’aller à la bataille pour nos idées que de gérer une défaite… Pour autant, dès lors que je siège au sein du conseil municipal, je pense que mon engagement politique doit fuir les réflexes du microcosme, tenir le fil de l’intérêt général.

Il conservera son sens s’il n’oscille pas en fonction des opportunités. Il ne peut y avoir de succès politique pour l’opposition sans persévérance, sans domination intellectuelle, sans exigence de créativité, sans confrontation des idées.

C’est d’ailleurs, en vertu de cette croyance que j’avais lancé, dès le printemps 2006 « Le Forum Citoyen pour l’Alternance ». Nous avions ouvert 10 ateliers, animés par des personnalités grenobloises issues de mondes aussi variés que ceux de la Recherche, du Sport, de la Culture, de l’Entreprise.

Leurs travaux ont nourri le programme de candidature de notre liste « Grenoble c’est vous ! ». Nos travaux saluaient la tradition du génie scientifique et industriel qui a présidé à l’essor et au renouveau de Grenoble.



Aujourd’hui, Valérie PECRESSE, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du gouvernement de François FILLON accorde à notre Recherche la priorité qui aurait toujours dû être la sienne. Elle redonne espoir à un pays qui sait que c’est avec l’intelligence, la recherche et l’industrie que nous pourrons tenir notre rang dans la bataille de la mondialisation et que nous saurons réconcilier efficacité économique et justice sociale.

À Grenoble, au nom de l’État, ils apportent à travers le « Plan Campus », le « Contrat de Plan » et les « Pôles de Compétitivité » une manne financière considérable. Ils permettent au conseil municipal d’ouvrir, à propos du Polygone scientifique, un volet économique universitaire et urbain sous une bannière unique : celle de l’innovation. Ce volet est le prolongement logique de ce qui avait été initié par les deux municipalités du Maire Alain CARIGNON, avec la ZAC Europole, le World Trade Center, l’École Supérieure de Commerce, le palais de justice, le tramway… Outre le Polygone scientifique l’enjeu porte, bien entendu, sur les aménagements du Domaine Universitaire, Gières, Saint-Martin d’Hères, Montbonnot, le Centre Hospitalier Universitaire… Cette situation démontre, si besoin était, que la Cité se construit à l’abri des faux débats idéologiques et de l’arène politicienne.

Elle nous incite à travailler ensemble autour d’un projet qui engage fortement les finances et l’avenir de Grenoble, pour lequel nous devons ­transcender les clivages, regarder l’intérêt général, en repoussant les raisonnements binaires. ­­­Je soutiens cette idée « Grenoble, Université de l’Innovation ».

Elle conjugue le dynamisme des acteurs industriels, universitaires, politiques. Elle signe la feuille de route de ce département, de la ville centre, de son agglomération et de leurs partenaires pour les vingt-cinq années futures. Cependant, au-delà des effets d’annonce de Geneviève FIORASO Député socialiste de la première circonscription, on peut douter de l’avenir…

En effet, à observer la désunion de la gauche et ses alliances éclectiques, nous pouvons craindre que les trois députés socialistes : Didier MIGAUD, président de la Métro, André VALLINI, président du Conseil général, Michel DESTOT, maire de Grenoble, déjà confrontés pour certains à un fort endettement de leur collectivité, appartenant tous à des courants différents au sein du parti socialiste, au-delà des propos de circonstances, n’adoptent sur ce dossier la même attitude ambiguë que sur celui de la Rocade Nord, en termes de décision et de financements, que les coups médiatiques ne servent qu’à faire oublier « la guerre des roses »… ce serait terrible pour Grenoble.

Socialistes grenoble - la guerre des roses
Lettre 33 - Henri BAILE Grenoble

mardi 15 avril 2008

Plus vite, plus haut, plus fort…

Lequel parmi nous peut se vanter de n’avoir jamais été le citoyen qui s’habille ou consomme "made in China" ?
Lequel parmi nous peut se vanter de n’avoir jamais oublié, à l’étale, les Tibétains et les droits de l’homme ?

Aucun d’entre nous ne peut cependant ignorer la répression sanglante des émeutes à Lhassa qui ont mis fin, de manière éclatante, aux années d’effort de quête de respectabilité du régime de Pékin…

Aucun d’entre nous ne peut plus oublier ces images de Paris sous surveillance de 3000 policiers et ce commissaire chinois qui éteint la flamme olympique dans les mains d’un David DOUILLET interloqué…

Non, ce n’était pas une erreur de donner les jeux à un milliard trois cent millions habitants ; Non, il n’appartient pas aux athlètes de se substituer aux hommes politiques.

Au moment où tout le monde semble se réveiller, à quelques mois des Jeux, nous devons réaffirmer qu’il n’a jamais été question que l’on puisse organiser les Jeux Olympiques comme si de rien n’était, permettant ainsi qu’ils servent au pouvoir chinois à renforcer son régime. Notre silence serait une défaite de nos valeurs, de nos principes, dont nous paierions très cher les conséquences.

Tout ne se règle pas par l’argent. Rien ne doit pouvoir se régler par la répression. La foi de Pékin dans la technicité, dans la sophistication du système de censure et de répression, dans la nature cynique de l’humanité, dans la croissance économique vantée comme modèle de société a échoué devant la culture. Il faut confirmer cet échec.

Ville olympique, ville Compagnon de la Libération, l’année du deux cent vingtième anniversaire de la Journée des Tuiles qui a vu naître sur ses terres la révolution de 1789, Grenoble par la voix de son conseil municipal se doit de sceller un acte signifiant au regard de ces évènements.

La ville candidate aux jeux olympiques de 2018, qui a accueilli le Dalaï Lama les 28 et 29 octobre 1993, a le devoir d’appeler au respect du peuple Tibétain et décliner la devise olympique "Plus vite, Plus haut, Plus fort"

Jeux Olympiques : position mairie de Grenoble
Lettre 32 - Henri BAILE Grenoble Grésivaudan