Bonne année Grenoble

En cette période de préparation des échéances municipales, avec Fabien de SANS NICOLAS désigné par la Commission Nationale d’Investiture de l’UMP comme « tête de liste », nous avons parlé du devenir de Grenoble, capitale des Alpes françaises mais aussi de l’attente d’une « meilleure harmonie collective ».

Ceci nous invite à élargir le cercle de l’UMP, car le scrutin de mars 2008 doit illustrer autre chose qu’une approche manichéenne Droite/Gauche. Il doit être perçu comme un autre regard à poser sur les êtres et les choses. Il doit être la déclinaison du mot DÉMOCRATIE.

Non pas une démocratie galvaudée, affublée d’une kyrielle de vocables trompeurs, du type « participative » ou « de proximité » qui cachent mal le degré de vassalisation auquel le jargon de certains élus socialistes la condamnent… Mais une démocratie animée par une visibilité de nos diversités culturelles, sociales, ethniques. Une diversité et une lisibilité des différents courants de passion qui nous traversent et nous animent. Une capacité de rencontre et de dialogue avec le « monde des autres », pour de vrais choix partagés…

Je crois sincèrement qu’en démocratie, contrairement à ce que nous observons à Grenoble aujourd’hui, la confiance ne se gagne pas dans les urnes tous les 6 ans. Elle se conquiert et se mérite chaque jour par la qualité de l’écoute, de l’attention et du respect que l’on porte à autrui…

La confiance comme la légitimité ne se revendique pas, ne se décline pas en « plans média » et propagande… Elles doivent être méritées et prouvées en permanence non par des mots mais par des gestes.

L’idée de démocratie doit nous obliger à prendre de la distance avec les jérémiades et les faux-semblants, sortir des clichés et des caricatures. Elle doit nous forcer à nous interroger pour savoir comment des idées et des paroles peuvent devenir des actes, comment ces actes peuvent construire un monde nouveau avec des personnes différentes.

C’est le sens de la République et de la Nation mais aussi, à son échelle, celui d’une véritable collectivité territoriale, celui de la Cité, celui de la Ville.

Une ville qui soit autre chose que le « jouet » ou le « faux nez » d’un cabinet politique qui, en coulisse, instruit, fabrique et gère la décision au mépris de la délibération et de la participation du citoyen… La décision cynique et inique d’amputation du Parc Paul Mistral des plus beaux sujets de notre patrimoine végétal… tout comme la vraie/fausse consultation sur la Rocade Nord… illustrent cruellement le double discours.

Puisqu’une nouvelle année s’ouvre, qu’elle soit celle d’une ville qui écoute et qui donne, une Bonne Année pour Grenoble.

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier