À l'épreuve de la réalité

En 2008, les électeurs ont cédé au chant des sirènes. Ils se sont laissés prendre au mirage et à la séduction d’un discours aux saveurs de miel tenu par Michel DESTOT, Geneviève FIORASO, Philippe de LONGEVIALLE et leurs amis réunis. L’habileté sémantique ne saurait longtemps faire illusion, tromper le bon sens et masquer les réalités. Il suffit d’observer les faits

« FACE AU DÉFI DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE, NOUS VOULONS FAIRE DE GRENOBLE UN MODÈLE DE VILLE ÉCOLOGIQUE » PROCLAMAIENT-ILS…

En réalité, après avoir abattu les arbres du Parc Paul Mistral, ils ont transporté de la neige en camions, depuis l’Alpe d’Huez, pour créer une piste artificielle de ski en cœur de ville (2 millions d’euros dépensés pour trois jours) alors qu’elle tombe naturellement sur Belledonne
la Chartreuse et le Vercors.

ILS AFFIRMAIENT VOULOIR « FAVORISER LA DIVERSITÉ CULTURELLE »…

En réalité, après avoir supprimé sans autre forme de procès le festival de théâtre Européen dans sa 20e année, ils ont pratiquement abandonné le projet du musée Stendhal.

ILS DISAIENT VOULOIR « AGIR POUR LE POUVOIR D’ACHAT »…

En réalité, les impôts locaux augmentent en 2009 : +9 % sur la taxe d’habitation et foncière, +15 % sur la TEOM (Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères).

ILS PROMETTAIENT DE « PROMOUVOIR LA SOLIDARITÉ DES GÉNÉRATIONS, INITIER UN PLAN D’ACTION POUR LA VIE SOCIALE DES PERSONNES ÂGÉES »…

En réalité, les élus socialistes ont voté au Conseil Syndical du SMTC la suppression de la carte émeraude, mise en place par Hubert DUBEDOUT, qui permettait aux plus de 65 ans de bénéficier de la gratuité des transports en commun.

ILS SOUHAITAIENT « DONNER UNE COHÉRENCE GLOBALE AUX OUTILS EXISTANTS DE DÉMOCRATIE LOCALE ET EXPÉRIMENTER DE NOUVEAUX MODES DE PARTICIPATION CITOYENNE »…

Effectivement, l’enveloppe financière « communication de la mairie », englobant les chapitres réceptions, fêtes et cérémonies, insertions et annonces est passée de 2 131 692 EUR en 2007 à 4 365 509 EUR en 2008… Le budget « fêtes, cérémonies et réceptions » avait déjà augmenté de 40 % de 2000 à 2007, soit 3 fois le montant des subventions accordées par la ville pour les ravalements de façades en 2009, alors que les subventions de fonctionnement des Unions de Quartiers sont discutées à l’euro près par le pouvoir municipal… Ils auraient dû préciser que la « cohérence globale » c’est en réalité le soliloque…

À travers les faits, le discours aux saveurs de miel commence à prendre un goût amer à l’épreuve de la réalité.

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier