L’enjeu du changement

En termes d’aménagement du territoire et de conduite des affaires publiques, il est souhaitable de bien connaitre ce qui doit être traité au niveau des intercommunalités et ce qui doit rester de la compétence des communes. Il est aussi fondamental de savoir dépasser les clivages droite/gauche et les parti-pris idéologiques… Force est de constater que ce n’est pas ce qui se passe dans « le grand Grenoble », aujourd’hui menacé d’étouffement et de régression face aux défis du futur.

Il est devenu banal d’évoquer les difficultés de déplacement dans toute l’agglomération. La qualité de vie de chacun est otage des jeux de rôle auxquels se livrent les élus socialistes et leurs alliés Verts depuis trois mandats. Le bonneteau politicien orchestré par les municipalités DESTOT, les présidences VALLINI ou BAÏETTO est lourd de conséquences économiques et sociales.

Après dix-sept années d’exercice du pouvoir à Grenoble, la gauche n’a toujours pas trouvé les conditions d’une alternative aux difficultés de liaison, autrement que par des discours idéologiques et une asphyxie de la capitale des Alpes dont les conséquences se font sentir de Saint-Ismier à Saint-Égrève, de Pont-de-Claix à Saint-Martin-le-Vinoux, de Sassenage à Uriage…

La gauche en Isère et à Grenoble est devenue celle des rendez-vous manqués : la Rocade Nord abandonnée, l’A51 oubliée, la liaison TGV avec Paris avortée, le projet du Lyon-Turin confisqué, dilapidé l’héritage olympique, oubliées les politiques innovantes et visionnaires des municipalités DUBEDOUT ou CARIGNON, c’est un destin de sous-préfecture qui se prépare.

Certes, il reste à Meylan, Montbonnot Saint-Martin, Saint-Ismier, Crolles et dans d’autres communes un gisement de scientifiques et de chercheurs qui assurent à notre pôle de recherche une réputation qui dépasse les frontières hexagonales. Mais comme pour l’étoile morte dont on perçoit encore la lumière, on peut se demander pour combien de temps encore ?

C’est donc d’un changement d’hommes et de politiques dont notre territoire a besoin. Mais le changement ne sera possible à Grenoble qu’à travers l’écriture d’un projet construit en dialogue avec toutes les forces vives. Un « projet de ville » ne s’écrit pas en chambre ! Il suppose la concertation avec les Unions de Quartiers, les collectifs d’habitants, le monde économique, les acteurs culturels et associatifs.

Depuis plusieurs années, à la tête de l’opposition municipale à Grenoble, Matthieu CHAMUSSY incarne avec sérieux et pugnacité cette méthode, cette confrontation des idées, n’en déplaise aux Cassandre.

Je soutiens sa démarche. Elle permettra de faire émerger un projet qui n’accumule pas les promesses comme autant de mensonges en devenir. Elle saura choisir le bon sens plutôt que les dogmes.

La dynamique grenobloise est fondamentale pour le territoire. Son effet d’entrainement doit permettre de s’affranchir de la pensée unique des technocrates, et de l’influence idéologique des élus socialistes qui président les intercommunalités.

C’est l’enjeu du changement.

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier