Grenoble, capitale des Alpes françaises

Venu inaugurer les nouveaux locaux de Réseau Ferré de France, Dominique PERBEN, Ministre des transports, de l’Équipement, du Tourisme et de la Mer, a officialisé, vendredi 17 février 2006, à Lyon, le choix de l’option « Bas Dauphiné » pour réaliser l’itinéraire fret de la partie française du Lyon-Turin…

On sait par ailleurs que, s’est tenue à Chambéry, en octobre 2005, une exposition internationale consacrée aux quatre grands projets ferroviaires transalpins européens : le Brenner, le Saint-Gothard, le Lötschberg et le Lyon Turin. Elle a été marquée par un important colloque « Alpes 2020 » qui a rassemblé plus de 800 participants.

Un des principaux thèmes abordés a été celui de la complémentarité des quatre projets. La Suisse occupe en la matière une position d’avant-garde, d’une part parce que les deux projets les plus avancés, le Lötschberg et le Saint Gothard, sont situés sur son territoire, d’autre part parce quece territoire de la même dimension que la Région Rhône-Alpes y réalise, simultanément, deux grandes traversées ferroviaires.

Dans la discussion qui a suivi le colloque, il a été demandé aux promoteurs du projet Lyon-Turin comment ils conçoivent la complémentarité de leur projet avec celui de la percée du Montgenèvre, qui est destinée à achever la liaison ferroviaire Marseille-Turin.

Bien que la question ait débordé l’ordre du jour, elle pose un vrai problème auquel les responsables français et italiens concernés se doivent d’apporter une réponse. La ville de Turin étant au point de convergence des deux axes, on conçoit qu’elle occupe une position de choix pour intervenir dans le débat et jouer ainsi pleinement son rôle de capitale des Alpes occidentales italiennes.

Face à des enjeux de cette importance, il est essentiel que la ville de Grenoble puisse retrouver son rôle traditionnel de capitale des Alpes françaises et qu’elle participe en tant que telle à l’avancement des projets. Dans le cas présent, elle est apparue comme une localité de seconde zone à peu près totalement absente des débats.

Bien que Grenoble ne se trouve ni sur l’axe Lyon-Turin, ni sur l’axe Marseille-Turin, elle est l’agglomération la plus importante et, de toute évidence, la plus alpine à l’intérieur même du triangle Lyon-Turin-Marseille.

C’est une réalité géographique dont les élus grenoblois se doivent de tenir compte en sachant être présents et influents dans les débats relatifs aux grands projets d’aménagement qui ont pour cadre le territoire alpin.

Alors que l’avenir du projet ferroviaire Lyon-Turin est fragilisé par des manifestations répétées d’opposants côté italien, il est important de mobiliser massivement les forces vives régionales en sa faveur, particulièrement les Grenoblois. Car, c’est aussi par la défense du bien fondé de ces liaisons ferroviaires, et par la participation active de notre ville au devenir des Alpes, que nous pourrons, le jour venu, être porteurs d’une nouvelle ambition olympique.

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier