Le serpent de mer et la couleuvre

Pour la mise en service des infrastructures autoroutières programmées sur l’agglomération grenobloise, il faudra savoir se montrer patient… et peut-être avaler encore quelques couleuvres ?

C’est, en substance, la teneur des propos tenus par Didier MIGAUD, en introduction du conseil de communauté de la Métro, au lendemain de la réunion du comité de pilotage relatif au contournement autoroutier de Grenoble… Le Directeur de la Direction Départemental de l’Équipement (D.D.E) aurait précisé, qu’en l’état actuel du projet, les travaux de la rocade Nord, comprenez, « tunnel sous la Bastille » pourraient débuter en 2009 pour s’achever en 2013. Mêmes délais pour les travaux d’aménagement de l’A 480, a rapporté le Président de la Métro. Pour la Tangentielle Nord – Sud, comprenez, « Tunnel sous le Vercors », on annonce 2017 comme année de mise en service ; idem pour l’autoroute A 51 Grenoble – Sisteron…

Le parti socialiste compte aujourd’hui 3 députés à la tête des exécutifs locaux : Michel DESTOT, Maire de la Ville, Didier MIGAUD, Président de la Métro, André VALLINI, Président du Conseil Général… L’un d’entre eux a été pendant cinq ans rapporteur général du budget de l’État à l’Assemblée Nationale, Lionel JOSPIN étant Premier Ministre…

Deux des trois, déjà « à la remorque » des Verts, sont allés manifester pour empêcher l’ouverture du chantier de l’A 51, conduisant l’État en juillet 1995 à détacher d’importantes forces mobiles pour permettre aux entreprises et aux ouvriers de travailler…

Le troisième a longtemps évité de soutenir la construction de l’autoroute Grenoble – Valence… Mon tout est une troïka qui prend les Grenoblois pour des amnésiques ou des benêts, en leur faisant croire que les élus socialistes sont pour le développement des infrastructures alors que, sous la pression des Verts, ils freinent…

La conséquence pour les Grenoblois, compte tenu de l’augmentation du trafic, c’est :

Aujourd’hui, déjà dix ans de perdus…
Une métropole européenne enclavée…
Des entrées et des sorties de l’agglomération impossibles…
Des déplacements de plus en plus difficiles…
Une pollution atmosphérique accrue…
Une attractivité économique amoindrie…
Un hypercentre asphyxié, des commerçants, premiers créateurs de lien social, principaux animateurs du centre-ville, en train de s’interroger sur leur avenir…

Il est urgent que les élus socialistes nous disent s’ils sont spécialistes du double discours ou impuissants à la tête de leurs exécutifs, paralysés par leurs propres « ;majorités »… ou peut-être les deux à la fois ?

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier