Nique la Police,Nique la République

Orchestré par les médias pendant la dernière campagne des élections présidentielles, l’anti sarkozysme primaire a démontré que la gauche était imbattable en matière de dénigrement de l’adversaire et d’auto proclamation morale.

Aujourd’hui, à Grenoble et en Isère, elle est au pouvoir à tous les échelons de la décision publique : l’État, la Région Rhône Alpes, le Département, la commune de Grenoble et les intercommunalités, y compris dans le Grésivaudan. Elle doit donc affronter seule les réalités qu’elle a toujours niées. Il est temps pour elle de briser le tabou de la complaisance. Il est temps pour elle d’abandonner l’angélisme, la démagogie et la culture de l’excuse, sauf à continuer de se rendre complice des 17,5 % des voix de Marine LE PEN à la dernière élection présidentielle qui, du haut de sa tribune, parle aux instincts plus qu’à la raison.

Cette même gauche devrait tout mettre en œuvre pour nous aider à oublier que 28 % des électeurs du F.N ont voté François HOLLANDE au premier tour et qu’il a été élu Président de la République avec 1 200 000 voix « bleu marine »…

Un braquage place Notre-Dame, un règlement de compte Cours de la Libération… une ville qui ne peut se remettre de l’horreur absolue du lynchage de deux jeunes garçons, devraient l’inciter à en finir avec une certaine arrogance.

À Grenoble, le PS et ses alliés ont entretenu le mythe de la Villeneuve, cultivé l’utopie. Aujourd’hui ils ne peuvent plus se montrer péremptoires tant il devient grave de penser que le verbe puisse remplacer l’action. Les indignations et le spectacle politico-médiatique n’ont plus leur place devant la réalité.

Si comme l’annonce Michel DESTOT, 75 millions d’euros de travaux sont prévus au printemps 2014 pour « ouvrir le quartier de la Villeneuve sur la ville et renouer avec la mixité sociale », le réalisme doit s’imposer pour laisser s’exprimer la République, celle des droits et des devoirs, celle qui décline liberté-égalité-fraternité, mais aussi celle de la sécurité afin que plus jamais nous ne puissions entendre ou lire, tagué sur nos murs : « nique la police », « nique la république ». Car la démocratie, c’est avant tout la sécurité pour tous.

Que nous en appelions aux Citoyens ou à la Nation, nous avons tous le devoir de dénoncer la permissivité et la démission des parents. Soyons plus intelligents et responsables que la gauche ne l’a été vis-à-vis des ministres de l’Intérieur et des Cultes de droite.

Formons un front républicain pour soutenir l’action contre la violence, c’est l’enjeu du vivre l’ensemble.

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier