Projet de Rocade Nord

Les élections législatives à peine terminées, le Président du Conseil Général de l’Isère ouvre une campagne de publicité sur la consultation au sujet de la Rocade Nord.

Après 10 ans d’immobilisme, et le manque de sérieux avec lequel ce projet a été traité, cette décision d’André VALLINI s’apparente à du cynisme ou de l’impudence auxquels s’ajoute le silence assourdissant de Michel DESTOT alors que les Grenoblois sont concernés en premier chef.

Organiser une telle consultation publique au mois de juillet sur un projet d’une telle importance, avec une seule réunion d’information à Grenoble le jeudi 28 juin, est un déni de démocratie et une totale hypocrisie alors que, dans son discours d’installation à la tête de l’Exécutif le dimanche 25 juin 1995, Michel DESTOT déclarait vouloir « renouer avec la démocratie… ».

Depuis plus de 10 ans, aucune consultation populaire n’a été conduite à Grenoble.

L’association GAAP (Grenoble Avenir Action Projet) que je préside en fait la demande au sujet de la Rocade Nord depuis avril 2001: pas une coûteuse publicité en pleines vacances d’été, mais un vrai référendum avec un vrai choix pour les Grenoblois entre différentes hypothèses argumentées, un tracé long acceptant les camions et les véhicules de secours.

L’objectif des élus socialistes n’est évidemment pas d’organiser un grand débat public et contradictoire mais de masquer les divisions de la gauche plurielle et du Conseil Municipal de Grenoble en organisant la communication…

N’aurons-nous droit à rien d’autre qu’un rideau de fumée et aucune décision sur la Rocade Nord ?

Je le crains car la photo du Dauphiné Libéré du 26 juin 1995 où Michel DESTOT boit le champagne sur le perron de l’hôtel de ville avec Jean-Philippe MOTTE (liste : Objectif Grenoble) et Raymond AVRILLIER (liste : Démocratie, Écologie, Solidarité) à l’issue du 2e tour de l’élection municipale permet de comprendre pourquoi, lui qui était « pour le tunnel », l’a abandonné à la demande de ses alliés politiques qui étaient « contre » pour bénéficier de leurs voix et se faire élire comme maire.

Il a assuré l’exercice en 2001 entre les deux tours… Il recommencera en 2008.

À l’heure des bilans il faut chiffrer le coût des campagnes de communication et la conséquence de cet immobilisme sur la santé, la qualité des déplacements, les pertes économiques à Grenoble et dans son agglomération. Il faut exiger plus de démocratie et de transparence dans les choix et les décisions.

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier