Quelle ville voulons nous ?

Un nombre croissant d’agglomérations a pris conscience de la capacité du Centre-ville à attirer une clientèle jusque-là tournée vers les centres commerciaux situés en périphérie…

Pour pérenniser leur projet de reconquête commerciale du centre, ces villes se sont déjà dotées d’un « Manager du centre-ville ». Véritable coordonnateur des actions des commerçants et des pouvoirs publics, ce nouvel acteur gère, anime et développe l’attractivité de la ville centre. Mais surtout, il a une visée stratégique du commerce, au niveau de l’aire urbaine et donc de l’agglomération. Il gère un véritable « lieu d’influence » où il fait se rencontrer les acteurs publics et privés.

À Grenoble comme ailleurs, chacun doit pouvoir faire face aux modes de consommation et aux pratiques commerciales modernes en veillant à une bonne organisation des espaces urbains, et leur complémentarité entre agglomération et ville centre, car ce sont aussi les commerçants qui donnent de la vie et une âme à une ville…

Aujourd’hui, dans notre agglomération, la croissance constante des déplacements, la dégradation continue de la fluidité du trafic mettent à mal le travail des commerçants et la qualité de vie des Grenoblois. Les efforts, en matière de transport en commun et de pistes cyclables ne parviennent pas à donner à nos rues et boulevards un fonctionnement équilibré et apaisé, propre à la flânerie et aux achats…

Aujourd’hui, le harcèlement des automobilistes et le coût du stationnement deviennent insupportables…

Grenoble a la chance d’avoir un patrimoine de ville centre avec de nombreux atouts en termes d’image et de qualité. Elle peut avoir une politique de valorisation de ces atouts en direction de son bassin marchand, avoir une politique de communication appropriée et orientée vers l’offre de stationnement, les actions collectives et les projets d’urbanisme, développer une signalétique performante et adaptée au contexte, proposer une aide incitatrice à la rénovation des façades commerciales en co-financement Ville/Etat, à travers le FISAC (Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce), mais elle doit répondre également à au moins trois questions :

– La grande distribution prolifère en périphérie de l’agglomération. Quelle place veut-on faire au commerce de proximité ?
– Tout est-il vraiment mis en œuvre pour renforcer la centralisé ?
– Le président de la METRO et le maire de Grenoble défendent-ils le même projet ?

Le coût collectif, en termes de « développement durable », est loin d’être le même en fonction des choix politiques de l’un ou de l’autre…En parallèle, Grenoble se doit de restaurer la propreté de ses espaces par une politique volontaire en matière d’enlèvement des tags, comme d’autres villes le font.

Les Tags qui souillent nos murs et les rideaux des commerces, en toute impunité, ne sont plus acceptables… Ensemble, nous devons promouvoir ce qui fera que l’on vient à Grenoble, au lieu d’aller ailleurs pour effectuer ses achats.

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier