La guerre des ROSES

Voici la fin de l’été. C’est la période des élections qui s’achève, avec ses passions, ses espoirs et ses déceptions. C’est le vrai début du troisième mandat de Michel DESTOT, mon premier mandat en qualité de Conseiller Municipal. Certes, il aura été plus motivant d’aller à la bataille pour nos idées que de gérer une défaite… Pour autant, dès lors que je siège au sein du conseil municipal, je pense que mon engagement politique doit fuir les réflexes du microcosme, tenir le fil de l’intérêt général.

Il conservera son sens s’il n’oscille pas en fonction des opportunités. Il ne peut y avoir de succès politique pour l’opposition sans persévérance, sans domination intellectuelle, sans exigence de créativité, sans confrontation des idées. C’est d’ailleurs, en vertu de cette croyance que j’avais lancé, dès le printemps 2006 « Le Forum Citoyen pour l’Alternance ». Nous avions ouvert 10 ateliers, animés par des personnalités grenobloises issues de mondes aussi variés que ceux de la Recherche, du Sport, de la Culture, de l’Entreprise.

Leurs travaux ont nourri le programme de candidature de notre liste « Grenoble c’est vous ! ». Nos travaux saluaient la tradition du génie scientifique et industriel qui a présidé à l’essor et au renouveau de Grenoble.

Aujourd’hui, Valérie PÉCRESSE, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du gouvernement de François FILLON accorde à notre Recherche la priorité qui aurait toujours dû être la sienne. Elle redonne espoir à un pays qui sait que c’est avec l’intelligence, la recherche et l’industrie que nous pourrons tenir notre rang dans la bataille de la mondialisation et que nous saurons réconcilier efficacité économique et justice sociale.

À Grenoble, au nom de l’État, ils apportent à travers le « Plan Campus », le « Contrat de Plan » et les « Pôles de Compétitivité » une manne financière considérable. Ils permettent au conseil municipal d’ouvrir, à propos du Polygone scientifique, un volet économique universitaire et urbain sous une bannière unique : celle de l’innovation. Ce volet est le prolongement logique de ce qui avait été initié par les deux municipalités du Maire Alain CARIGNON, avec la ZAC Europole, le World Trade Center, l’École Supérieure de Commerce, le palais de justice, le tramway… Outre le Polygone scientifique l’enjeu porte, bien entendu, sur les aménagements du Domaine Universitaire, Gières, Saint-Martin d’Hères, Montbonnot, le Centre Hospitalier Universitaire… Cette situation démontre, si besoin était, que la Cité se construit à l’abri des faux débats idéologiques et de l’arène politicienne.

Elle nous incite à travailler ensemble autour d’un projet qui engage fortement les finances et l’avenir de Grenoble, pour lequel nous devons ­transcender les clivages, regarder l’intérêt général, en repoussant les raisonnements binaires. Je soutiens cette idée « Grenoble, Université de l’Innovation ».

Elle conjugue le dynamisme des acteurs industriels, universitaires, politiques. Elle signe la feuille de route de ce département, de la ville centre, de son agglomération et de leurs partenaires pour les vingt-cinq années futures. Cependant, au-delà des effets d’annonce de Geneviève FIORASO Député socialiste de la première circonscription, on peut douter de l’avenir…

En effet, à observer la désunion de la gauche et ses alliances éclectiques, nous pouvons craindre que les trois députés socialistes : Didier MIGAUD, président de la Métro, André VALLINI, président du Conseil général, Michel DESTOT, maire de Grenoble, déjà confrontés pour certains à un fort endettement de leur collectivité, appartenant tous à des courants différents au sein du parti socialiste, au-delà des propos de circonstances, n’adoptent sur ce dossier la même attitude ambiguë que sur celui de la Rocade Nord, en termes de décision et de financements, que les coups médiatiques ne servent qu’à faire oublier « la guerre des roses »… ce serait terrible pour Grenoble.

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier