Sommes nous vouésà payer trois fois, pour rien ?

10 millions de Roms vivent en Europe. Environ 20 000 ont émigré de Roumanie en France où ils font l’objet d’expulsions systématiques. Choqués par la destruction de campements dans la banlieue de Lille à la demande de Martine AUBRY, les mouvements de soutien à ces populations ont rappelé à François HOLLANDE, jamais en mal de démagogie, son engagement de campagne : « on ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution »… Cependant les démantèlements de camps continuent en Isère, comme ailleurs, avec pour dénominateur commun : pauvreté, précarité et exclusion.

Alors que la police s’inquiète de voir la criminalité rom se diversifier grâce à une implantation que Cécile DUFLOT, ministre du logement, rêve de renforcer… La ville de Grenoble via son Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) travaille en partenariat avec la METRO pour l’accueil en logement des familles de Roms ayant une volonté de se sédentariser et de s’intégrer…

Le programme concerne 12 familles, soit une centaine de personnes. Le nombre de Roms dans l’agglomération est estimé à 500… quid des 400 autres ? Comment éviter leur exploitation par des mafias locales ou restées au pays ? Quelles alternatives proposer suite au démantèlement des camps ?

La ville de Grenoble essaie donc d’apporter une petite part de solution à un problème insoluble.

Dans ce contexte, au Bois Français, la commune de Saint-Ismier est devenue le théâtre d’une pitoyable prostitution de jeunes filles aussi hagardes qu’effrontées.

La gravité de cette situation devrait interdire de jouer les mouches du coche… Force est cependant de constater que cette gauche au pouvoir à tous les niveaux de l’État, du Département, de la Région et des Communautés de Communes, a fait basculer la politique dans le mensonge et l’émotion, mais reste incapable de conjuguer : immigration, sécurité, justice et dignité !

Avec une tartufferie à toute épreuve, elle continue à pérorer, alors que d’institution à collectivité on se « refile la patate chaude » mais on ne règle rien.

Pour combien de temps encore, faute de solution concertée, les gendarmes de Saint-Ismier seront-ils réduits à constater, les citoyens à subir, les Roms à errer ?

Réaliste, Manuel VALLS estime que la solution aux problèmes posés par les Roms doit être trouvée à l’échelle européenne. Il souhaite que les pays d’origine travaillent eux-mêmes à la sédentarisation de leurs minorités grâce aux 4,5 milliards d’euros d’aide « à la cohésion sociale » versés par Bruxelles à la Roumanie et à la Bulgarie depuis 2007.

Hélas, Bucarest et Sofia semblent incapables de dire ou est passé l’argent versé aux « représentants des nomades ».

Qu’attend donc François HOLLANDE pour « renégocier les traités européens sur la libre circulation des ressortissants étrangers » comme l’avait annoncé Nicolas SARKOZY ?

Sommes nous voués à payer 3 fois ?

  • Une première en contribuant au budget de l’Europe pour aider les états qui en ont besoin,
  • une deuxième pour assurer l’existence de familles qui abusent de notre hospitalité,
  • une troisième pour payer les billets d’avion, alors que l’on sait que les Roms qui bénéficient d’une aide au retour reviennent systématiquement…

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier