Un été comme les autres...

Non, l’été 2005 n’a pas dérogé à la règle… les élus de gauche ont travaillé… en douce, pour l’avenir. Sans tambour ni trompette, pendant que les Grenoblois regardaient le tour de France ou se rafraîchissaient à la piscine Jean BRON… Ils ont débattu… entre eux… de transport, de sport, d’urbanisme, de culture…

L’autoroute A51

La liaison autoroutière Grenoble Sisteron, actuellement en débat public, l’a été également, le 21 juillet au Conseil Régional Rhône-Alpes, où les élus socialistes ont refusé de s’associer au financement des bretelles d’accès de l’A51, préférant à cela un aménagement des RN 75 et 85 pour relier les deux villes. Il aurait été intéressant d’entendre Michel DESTOT, Député Maire de Grenoble, s’exprimer sur ce refus et le désenclavement de notre ville…Il est parfois difficile d’obéir à la logique politicienne et de défendre l’intérêt des grenoblois.

Le stade d’agglomération

La Commission Permanente du Conseil Régional Rhône-Alpes à voté mercredi 20 juillet, en soirée, une subvention de 3,5 millions d’euros pour la construction du grand stade de Grenoble, que chacun s’accorde à reconnaître comme souhaitable pour la vie sportive et l’avenir du GF 38… mais pas ici et pas dans ces conditions…

En effet, après le refus du Tribunal Administratif de Grenoble d’annuler le permis de construire alors même que le Commissaire du Gouvernement en avait requis son annulation, le contentieux est actuellement pendant devant la Cour Administrative d’Appel de Lyon et ne sera pas tranché avant Octobre… et, par ailleurs, 400 places de parking sont supprimées pour cause de dérapage financier… pourquoi donc, dans ces conditions, précipiter les décisions ?

La démocratie de proximité

L’été dernier, le Député Maire Michel DESTOT avait laissé couper les platanes en feuilles des Grands Boulevards. Cette année, il a profité, avec son adjoint Jacques CHIRON, Président de Grenoble Habitat, de la trêve estivale pour faire donner la force…

Pas moins de deux cents policiers ont encerclé, puis délogé le mardi 2 août vingt cinq jeunes squatteurs qui développaient dans l’ancien Hôtel Lakanal, rue des Bergers et la traverse des 400 couverts, un projet alternatif : culturel et social.

À Grenoble, il devient dangereux de vouloir innover, débattre et réfléchir. La médiation, le dialogue, la réponse politique à un lieu alternatif, pour monsieur le Maire, c’est la police… dommage.

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier