Une géographie politique en évolution ?

La France à elle seule compte pratiquement autant de communes que les vingt-six autres pays de l’Union Européenne. En moyenne chacune appartient à 4 syndicats de communes. Le bloc communal s’ajoute aussi aux Départements et aux Régions, ou l’on ne compte plus les doublons. Résultat, les collectivités embauchent et dépensent

Le Député apparenté PS René DOSIÈRE, célèbre pourchasseur de gaspillages, estime que l’on pourrait économiser quelques 15 milliards d’euros si l’on se donnait la peine de faire le ménage.

Dans une période ou nous devons mobiliser toutes nos forces, toutes nos ressources, tous nos moyens pour redresser notre pays, le rendre à la fois plus fort dans la compétition internationale, plus juste dans la répartition, plus efficace dans l’action.

La loi sur la réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010 promulguée par Nicolas SARKOZY a été vidée de sa substance. Elle visait pourtant à mettre fin au mille feuilles territorial en rapprochant surtout le département de la région.

Dans ce contexte, en organisant les États Généraux de la démocratie territoriale, cette grande réflexion sur l’organisation décentralisée de la République et la démocratie locale qui s’est déroulée en trois phases : la consultation, les réunions départementales et les rencontres à Paris, lors des journées des 4 et 5 octobre 2012, le Sénat est resté fidèle à son rôle constitutionnel de représentation des collectivités territoriales.

Il convient d’en tirer au moins un enseignement : la nécessité de clarifier les compétences des collectivités, coordonner leur action, inscrire leur coopération dans la durée et un cadre commun précisant les interventions respectives pour chaque projet afin d’éviter les doublons, les pertes d’efficacité et les surcoûts inutiles… c’est le principe du « chef de file » déjà prévu dans la Constitution à l’article 72.3.
Plusieurs annonces ont été faites, comme l’élection des conseillers communautaires le même jour que les élections municipales, avec la solution minimale du fléchage, un nouveau mode de scrutin pour les élections cantonales, le maintien du scrutin majoritaire à deux tours dans le cadre de cantons redessinés et une logique d’ancrage territorial, mais aussi de parité avec un scrutin binominal mixte.

Les élections de 2014 et 2015 s’annoncent donc comme des enjeux déterminants pour des communes comme Saint-Ismier, à la charnière de deux intercommunalités et dans un territoire à la géographie politique en pleine évolution.

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier