Pan, pan CLUQ, CLUQ ...

Après l’échec de la « Charte de la Démocratie Locale » qui n’a pas été signée par les Unions de Quartiers de Grenoble, assistons-nous aujourd’hui à une « fessée publique » administrée par un pouvoir municipal spécialiste du double langage ?

Les deux parlementaires Michel DESTOT, député-maire, et Geneviève FIORASO, maire-adjoint, député de la 1ère circonscription se veulent les chantres de l’écoute, du dialogue et de la concertation… Ils n’ont cependant inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal de Grenoble du 19 mai 2009 que le quart de la subvention annuelle du Comité de Liaison des Unions de Quartiers (C.L.U.Q.), privant ainsi son Président, Mathieu MAUVAIS, de 75 % de ses besoins financiers, mettant en péril le fonctionnement de l’association par manque de trésorerie…

Interlocutrices privilégiées de la municipalité, depuis qu’Hubert DUBEDOUT, en 1976, les avait institutionnalisées, Les Unions de Quartiers, au travers du C.L.U.Q, paient-elles aujourd’hui le prix de leur indépendance politique ?

Est-ce une sanction au regard de leurs prises de position contre la Charte de la Démocratie Locale rédigée sous la férule de la Municipalité ?

Est-ce une tentative d’asphyxie financière d’un mouvement associatif qui joue un rôle historique et fondamental à Grenoble ?

Leur indépendance, leur représentativité et leur expérience du débat posent, en effet, les Unions de Quartiers en interlocuteurs pertinents du pouvoir politique, bien plus que les Conseils Consultatifs de secteurs coprésidés
par des élus de la majorité municipale…

Est-ce parce que Mathieu MAUVAIS, candidat aux élections municipales en 2008 sur la liste MODEM, qui a fait alliance au 2e tour avec Michel DESTOT pour une « Nouvelle Majorité d’Ouverture », aujourd’hui Président du CLUQ, entretient contre son mentor des velléités de «Démocratie Locale renouvelée», qu’une petite semonce lui rappelle qui est le chef et qui tient les cordons de la Bourse ?

Ne vous y trompez pas, cette sorte de «fessée financière» est bien plus qu’un simple «pan, pan, cluq, cluq». Elle est une défiance vis-à-vis des Unions de Quartiers, une mise au ban de leurs représentants, un déni de démocratie et l’illustration d’une politique en trompe l’œil ou la séduction du verbe masque le cynisme des actes…

L’augmentation de la fiscalité dès le budget 2009, malgré les engagements de campagne, en a été la première illustration !

Laisser Michel DESTOT et Geneviève FIORASO asphyxier financièrement le CLUQ, c’est accepter le bâillon sur la bouche de la démocratie municipale.

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier