Vigilance, au quotidien

Au quotidien, pour bon nombre d’entre nous, la commune reste l’unité de référence. Cependant, cette notion autant affective qu’administrative ne peut se vivre en dehors des réalités territoriales… La formulation de Région Urbaine Grenobloise utilisée par les urbanistes et tous les professionnels pour désigner notre espace de vie l’illustre parfaitement.

Sans prétendre tout embrasser, la géopolitique locale et les enjeux qui lui sont associés incitent donc à coller à ces réalités… C’est la raison pour laquelle, Une Lettre pour Grenoble changera de nom. Elle ouvrira désormais ses réflexions au Grésivaudan, en écho à l’étymologie qui signifie « vallée de Grenoble ».

Ce choix est motivé par le désir de dénoncer sur ce territoire la démagogie et la suffisance dont font régulièrement preuve les élus socialistes ainsi que leurs opportuns supplétifs Verts ou démocrates associés du MoDem, face aux enjeux de développement et d’aménagement de nos différentes communes.

Ils ne doutent de rien. Ils n’écoutent personne, surtout pas leurs concitoyens douésde bon sens et de raison !

Ils feignent de confondre communication et concertation, sacrifient l’intérêt général sur l’autel de leurs alliances politiciennes. Le projet de la rocade nord, ou tunnel sous la Bastille, en a étéla démonstration patente.

Aujourd’hui, en matière d’aménagement, un autre grand chantier s’achemine vers ses conclusions. Il ne doit pas échapper à notre vigilance.

L’élaboration du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) de la région urbaine grenobloise a débuté en 2008

C’est un enjeu très important. La démarche a permis de confronter les orientations d‘aménagement de nombreux Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) sur un territoire couvrant 273 communes. Après cette phase d’élaboration, le SCOT a été arrêté le 19 décembre 2011.
Une enquête publique sera organisée en Avril-Mai 2012.

Le SCOT sera approuvé en Novembre prochain, pour être exécutoire à la fin de l’année 2012.

Le SCOT a été transmis aux communes à titre d’information. Elles sont invitées à se prononcer sur le projet et à faire parvenir leur avis aux EPCI. Une fois conclues, les grandes orientations du SCOT s’imposeront en termes de compatibilité aux documents d’urbanisme locaux, donc aux PLU de nos communes ou intercommunalités qui devront être mis en conformité avec le SCOT.

Ces grandes orientations vont dessiner nos paysages de demain. Il sera extrêmement difficile de s’en affranchir.

La vigilance est d’autant plus importante, que certaines de ces 273 communes concernées sont sous l’influence idéologique de présidents de Communautés de Communes ou d’Agglomération socialistes qui confondent délibérément parcours résidentiel et mixité sociale ou font rimer Plan Local de l’Habitat (PLH) avec densification, au mépris des paysages et des résidents déjà installés…

D’où l’intérêt, pour chacune et chacun d’entre nous, de rester attentifs au calendrier des enquêtes publiques en cours et de nous exprimer auprès du commissaire enquêteur.

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

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Henri BAILE maire de saint-ismier