Journée Nationale d’hommageGuerre d’Algérie, combats du Maroc et de Tunisie

– Les attentats de la nuit du 30 Octobre au 1er Novembre 1954.
– Le massacre dans le quartier européen et les fermes isolées du
Constantinois les 20 et 21 Août 1955 ou chacun fit couler le sang pour la cause qui lui semblait la plus juste et la plus légitime.
– L’assassinat des Harkis par leurs compatriotes.
– L’exode de 700 000 Européens.

La souffrance, la peur et la violence des évènements de la guerre d’Algérie ne peuvent laisser indifférents celles et ceux qui les ont vécus, dans leur chair et dans leur cœur, que ce soit à titre civil ou militaire. Nous le savons tous, l’histoire avec un grand H est aussi faite de l’histoire de chacune et de chacun de ceux qui l’ont côtoyée. Il en est ainsi de la guerre d’Algérie. Elle a été en son début une « guerre sans nom ». Elle a laissé des femmes et des hommes partagés entre la victoire des armes et l’humiliation diplomatique…

Sur le plan intérieur elle fut un facteur de déstabilisation économique et sociale. En Algérie, comme en métropole, à chaque étape du conflit, un fossé de sang, creusé par des actes terroristes ou la barbarie, a séparé les communautés.

53 ans plus tard, dans un contexte différent, le terrorisme frappe à nouveau avec les mêmes intentions de déstabiliser le monde et de faire éclater la Nation. Que ce soit le 7 janvier ou le 13 novembre derniers, les actes terroristes ont révélé à l’ensemble du pays l’ampleur de la dégradation de son tissu social.

Fruit de décennies de petites lâchetés et de grands renoncements, ces évènements tragiques placent les responsables politiques, mais aussi celles et ceux qui exercent une autorité au sein de notre corps social, face à leurs responsabilités. La faculté de reconstruire une société homogène autour des valeurs fondamentales de la République française, mais aussi autour des notions élémentaires de droits et de devoirs, naîtra de notre capacité à analyser et comprendre comment nous nous sommes retrouvés dans cette situation.

Car, il ne suffit pas d’en appeler « au dialogue, à la confiance et aux échanges fraternels », encore faut-il que chacun prenne ses responsabilités et les assume. Si nous voulons éviter que l’histoire ne se répète, il est urgent de ne plus transiger.

Je vous remercie.

Henri BAILE
Mairie de Saint-Ismier
Seul le prononcé fait foi

Henri BAILE maire de saint-ismier